Une famille cherche un toit pour Noël

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Abri de fortune
Mareta et sa famille vivent sous une bâche ©Polynésie 1ère
Une cinquantaine de familles, avec des enfants en bas âge, vivraient dans les rues de Papeete, selon les associations.

A Papeete, l’une d’elle vit sous une bâche avec ses 4 enfants, sur un terrain privé gracieusement prêté. Mais ils vont devoir le libérer et n’ont pour le moment, aucune autre solution.

C’est un abri de fortune, fait de bâches et de chapiteau, dans lequel vivent Mareta Teahuotoga et son conjoint, plombier, et 4 de leurs enfants âgés de 1 à 11 ans. Les plus grands sont placés chez des membres de la famille et reviennent le week-end. Ils peuvent être jusqu’à 8 sous cette tente improvisée.

A la rue après un conflit familial, le couple s’installe ici, chez Marie-Hélène Fariua il y a 1 mois. Sans eau, ni cuisine. Pas de réfrigérateur. Une simple table de cuisson posée en équilibre à côté de la bombonne de gaz. Pas d’électricité non plus : tout juste un groupe électrogène pour lequel chacun cotise pour l’essence. Mareta utilise les sanitaires de Marie-Hélène pour les douches de la famille. Aujourd’hui au bord de la dépression, elle craint que les services sociaux lui retirent ses enfants.
Une famille cherche un toit pour Noël

Interview de Mareta :
©Polynésie 1ère

Marie-Hélène Fariua aussi, vit dans une situation précaire. Pas de porte à sa maison, une toiture qui tombe en lambeaux et pas d’électricité non plus. En conflit avec ses frères et sœurs sur ce terrain indivis, elle ne pourra plus accueillir la famille de Mareta, après le 15 janvier. Date butoir à laquelle ils devront libérer la cour.

©Polynésie 1ère

Avec son conjoint salarié, Mareta a entamé des démarches auprès de l’AISPF, l’agence immobilière sociale. Leur dossier est entre les mains du service social de la CPS. Joint par téléphone, il propose un nouveau rendez-vous à Mareta et son conjoint. Si le couple accepte les conditions de la location, le service social assure que leur situation pourra se débloquer en quelques jours.

Aujourd’hui, une cinquantaine de famille vivraient à la rue, avec des enfants en bas âge. Très peu suivies par les services sociaux, car souvent instables. Souvent le même parcours : des familles venues des îles ou des mères qui se séparent de leur conjoint et puis, des conflits familiaux qui finissent de les mettre dehors.
Les foyers d’urgence sont saturés et ils sont très peu nombreux à accepter des familles entières.



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