Le gouvernement central veut « accompagner » les outre-mer

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Assemblée / Edouard Philippe
©Polynésie 1ère
Le premier ministre veut que le gouvernement prenne le « réflexe outre-mer ». C’est ce qu'il a déclaré lors des questions à l’Assemblée Nationale, mardi. Edouard Philippe répondait au député Yves Jégo, ancien ministre des outremers lors des questions au gouvernement.
Alors que le président Edouard Fritch rencontrait le président de la République, Emmanuel Macron, le premier ministre, lui, s'exprimait à l'Assemblée nationale sur sa vision de l'avenir des départements et collectivités d'Outre-mer.

En réponse à la question d'Yves Jégo, député du groupe "Constructifs", Edouard Philippe explique qu’il faut « accompagner, faire confiance, être exigeant également ».

Pour lui, il faut « développer le réflexe ultramarin ». Il prend pour exemple le problème de la distribution d’eau en Guadeloupe. Pour lui, "la situation est scandaleusement insatisfaisante". 

Ecoutez l’intervention d’Edouard Philippe :

Edouard Philippe, premier ministre

Edouard Philippe a défendu mardi devant les députés "le réflexe outre-mer" au sein de son gouvernement, "pour faire en sorte que les Outre-mer soient une très grande et une très longue chance pour la France".
             
"Nous avons au sein du gouvernement la volonté de développer autant qu'il est possible de le faire le réflexe ultramarin", a expliqué le Premier ministre, en réponse au député Constructif Yves Jégo, lors des questions au gouvernement.
             
"J'observe que depuis que ce gouvernement a été nommé, un très grand nombre de ministres s'est rendu dans les territoires ultramarins, le président de la République, moi-même, parce que nous pensons que dans toutes les actions entreprises par le gouvernement et portées par l'Etat, nous devons avoir le réflexe ultramarin", a insisté Edouard Philippe, tout juste rentré des Antilles, où il a notamment annoncé de nouvelles aides pour Saint-Martin et Saint-Barthélemy, durement touchées par l'ouragan Irma.
             
"Notre volonté, c'est évidemment de faire prospérer ce qui est une chance pour la France, d'accompagner les territoires qui ont des problématiques différentes, des aspirations différentes", car "on ne peut pas traiter de la même façon les questions qui se posent aujourd'hui à Saint-Martin, les question de la Guyane, ou les questions de la Nouvelle-Calédonie".
             
Il s'est d'ailleurs réjoui de l'accord trouvé la semaine dernière lors du comité des signataires de l'accord de Nouméa à Matignon, qui a permis de trouver "une solution consensuelle pour régler la question de la liste électorale" pour le futur référendum d'autodétermination.
             
"Nous pouvons donc espérer continuer à avancer avec l'ensemble des partenaires et signataires de l'accord de Nouméa", a-t-il ajouté.
             
Le gouvernement a la volonté d'"accompagner" les territoires ultramarins, de leur "faire confiance", mais aussi d'"être exigeant" vis-à-vis d'eux, a-t-il insisté, évoquant notamment "la situation de la distribution de l'eau potable en Guadeloupe", "scandaleusement insatisfaisante".
             
"Il faut que les élus de Guadeloupe se mettent autour de la table, et que nous les incitions à trouver des accords en matière de gouvernance et d'investissement. Nous pourrons aider mais nous ne pourrons qu'aider car les responsabilités sont d'abord au plus près du territoire", a-t-il souligné.
             

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