Il abuse de sa belle-fille, il écope de 18 mois de prison

justice tahiti
tribunal / affaire d'abus sexuels
©Axelle Mésinèle
Au tribunal correctionnel, ce mardi 9 juin, un homme est jugé pour avoir agressé sexuellement sa belle-fille âgée de 11 ans quand les faits ont commencé. Des faits qui se sont déroulés entre janvier 2018 et le 18 avril 2019.
Le beau-père reconnaît quatre agressions sexuelles mais, en réalité, elles sont plus nombreuses. L'homme a commencé par caresser les parties intimes de la jeune fille à travers ses vêtements jusqu'au jour où il tente d'aller plus loin et lui enlever son short et ses sous-vêtements. Le sexagénaire lui proposera même d’aller au cinéma à condition qu'elle ait une relation sexuelle avec lui. 

La victime a déjà subi des agressions sexuelles de la part d’un oncle parternel lorsqu'elle avait 9 ans. Son beau-père était au courant de ces violences, ce qui ne l'a pas empêché de s'en prendre à elle. Le prévenu est séropositif comme la mère de la jeune fille. Sous traitement tri-thérapie, il dit qu’il n’aurait finalement pas été jusqu’au bout parce qu’il n’aurait pas voulu lui transmettre la maladie. 

Dans cette histoire d'abus sexuel, le père de la jeune fille est le seul a avoir porté plainte car la mère a pris le parti du beau-père. Le papa de la jeune fille a déclaré à la barre qu’il fallait enfermer ce "genre de personne pour qu’ils comprennent que ce qu’ils font est mal". La victime a été placée en famille d’accueil pendant 10 mois mais après le confinement, elle est revenue chez sa mère avec son beau-père. 

Le prévenu a affirmé lors de l'audience avoir pris des précautions pour ne pas rester seul avec elle. La mère, elle, dit les avoir surveillés. A la fin de l'audience, l'homme a déclaré : "Je ne voulais pas toucher à ma belle-fille avant ses 18 ans". 
 

18 mois de prison ferme 


Le procureur a requis 4 ans de prison dont un an avec sursis probatoire de 3 ans avec obligation de soin, d’indemniser la victime, de ne pas la rencontrer et mandat de dépôt. Une peine complémentaire a également été demandée : l'interdiction d’exercer une activité en lien avec les mineurs et inscription au fichiers des délinquants sexuels. 

Finalement, le prévenu a été condamné à 36 mois de prison dont 18 avec sursis probatoire de 3 ans. Il a également écopé d'une obligation de soin et travail, d'indemniser la victime, une interdiction de la rencontrer, d'une inscription au fichier des délinquants et d'un mandat de dépôt. 
 
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