Justice : des femmes à la barre

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Tribunal foncier : pas encore de structure mais des magistrats débordés
Tribunal foncier : pas encore de structure mais des magistrats débordés ©Polynesie1ere
Jeudi 15 mars, les femmes ont défilé à la barre du tribunal correctionnel. Trois affaires impliquant tour à tour un gang de voleuses, un trio volcanique, et une femme d'origine russe accusée de "filouterie", étaient jugées. Compte-rendu d'audiences. 
A la barre, jeudi 15 mars, plusieurs trios de femmes se sont succédés. Le premier a été jugé pour vol dans une bijouterie. Le "gang des voleuses" a sévi dans une bijouterie. Lors de l'audience, l'une des jeunes femmes a arboré son ventre de femme enceinte, le sourire aux lèvres. Ses deux comparses feront de même, sans complexe, à l'annonce du verdict. Elles seront condamnées de 39 h de travaux d'intérêt général (TIG).

Le deuxième trio de femmes à se présenter à la barre est plus volcanique. Les jeunes femmes comparaissaient pour violences volontaires. Les faits remontent au mois d'avril 2017. Les jeunes femmes se sont battues au sein d'une discothèque à coups de coupes de champagne sur fonds de rivalité sentimentale.

L'une d'elle a d'ailleurs reçu une flûte en plein visage lui entaillant la joue. La plaignante présente également une deuxième blessure, plus importante, une plaie de plusieurs centimètres à l'épaule. Mais aucun témoin ne confirme qu'elle résulte de l'altercation. Le tribunal a condamné la prévenue responsable des blessures à trois mois de prison avec sursis. Les deux autres femmes ont écopé d'amendes comprises entre 20 000 et 40 000 cfp. 

Enfin, troisième affaire à être jugée, jeudi : une femme d'origine russe comparaissait pour filouterie. La quadragénaire a vécu la grande vie durant près de deux semaines dans un hôtel de luxe à Bora Bora.

Lorsque que vient le moment de régler la note, le payement par carte est refusé. L'hôtel se méfie et demande alors un virement. Mais là encore l'établissement se fait duper. En effet, les comptes n'existent pas. Finalement, le tribunal condamne la femme, âgée de 43 ans, à deux mois de prison avec sursis avec obligation de payer son séjour : soit 2 millions cfp et 80 000 cfp de frais d'avocat.