L'un est transféré en France, l'autre s'évade en surf

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Quand Benacek est transféré en France, un autre prisonnier s'évade en surf
©L'île de Bastoy, en Norvège, photographiée le 29 janvier 2013. (GRIM23 / WIKIMEDIA COMMONS)
Ben Benacek, premier braqueur à main armé polynésien, jugé ingérable, a été transféré dans une prison métropolitaine. Selon la Dépêche de Tahiti et Tahiti Infos, il s’est envolé hier soir pour finir de purger sa peine. Pendant ce temps, en Norvège, un prisonnier s'est fait la belle en surf.

L'avocat de Benacek, maître Vincent Dubois, avait saisi le tribunal administratif pour annuler ce transfert. Mais en vain. C’est l’administration pénitentiaire elle-même qui a fait cette demande de transfert. En raison notamment des nombreux incidents dont il est l’auteur. Il y a quelques semaines, il avait escaladé un muret de Nuutania en compagnie d’autres détenus. Ben Benacek devrait finir de purger sa peine 5 ans dans une prison de la région parisienne doté d’un service médico-psychiatrique. Une mesure pour le tenir loin des autres prisonniers et des gardiens.

Ile prison

A des milliers de kilomètres de Tahiti, en Norvège, l'"éloignement" d'un autre prisonnier de sa cellule fait la Une des médias. Détenu sur la prison insulaire de Bastoy, il l'a en fait quittée en se faisant la belle à l'aide d'une planche de surf ! "Plus fort que l'évadé d'Alcatraz et Steve McQueen dans Papillon", écrit le site Francetv Info. Il s'est échappé aujourd'hui en reliant "les trois kilomètres qui le séparait de la côte à l'aide d'une pelle en plastique qui lui servait de pagaie.
"Nous nous sommes rendus compte de son évasion ce matin, quand nous avons vu qu'une fenêtre était ouverte", a raconté Thomas Eberhardt, le directeur de la prison, cité par The Local. La planche de surf, "une antiquité qui traînait sous un abri", d'après le directeur de la prison, a été retrouvée dans le village d'Holten, en face de l'île. "Il n'est pas très difficile de s'évader de Bastoy, et cela arrive heureusement très rarement", a reconnu Thomas Eberhardt.

Prison sans barreaux

Le centre pénitentiaire est en effet un lieu de semi-liberté, comme le rappelle Le Monde, où les 115 détenus sont surveillés par 70 matons non armés. Ici, pas de barreaux aux fenêtres, les cellules ne sont même pas fermées à clef. La Norvège est d'ailleurs connue pour favoriser un emprisonnement "plus humain", note aussi Slate.
Agé de 23 ans, le prisonnier était toujours en fuite dans la soirée. Et la police à sa recherche. Son évasion pourrait lui valoir d'être désormais incarcéré dans une prison tout ce qu'il y a de plus normale."
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