La presqu'île à l'abandon : chronique d'un gâchis financier

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La Presqu'île à l'abandon : chronique d'un gâchis financier
©Polynésie 1ère
Un gâchis financier ! Des établissements publics fermés, voire jamais ouverts … aujourd'hui, totalement à l'abandon. Avec Faratea, le Pays avait pourtant promis le développement de la presqu'île et certains y avaient investi. Mais aujourd'hui, les habitants ne peuvent que constater le gâchis.
Des milliards cfp d'argent public dorment dans la brousse de Taravao. Les habitants passent devant chaque jour et sont écoeurés par ce gaspillage. A l'image de Marc, qui photographie ces ruines afin d'éveiller les consciences. Et pour cet ancien travailleur social, une cinquantaine de familles nécessiteuses pourraient y être relogées.
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Le service de la pêche par exemple, envahi par les sensitives. Dans l'ancienne écloserie, il n'y a plus que des oeufs de margouillats... L'antenne a fermé en 2011, par souci d'économie, et les projets de sous-location à des entreprises privées n'ont jamais abouti.
La Presqu'île à l'abandon : chronique d'un gâchis financier
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La cité Mariani, ce sont d'anciens logements militaires laissés à l'abandon depuis le départ de l'armée, en 2011. Là, le Pays envisage de les transformer en logements sociaux, après rétrocession des terrains par l'Etat.

Port de pêche fantôme

Et puis, il y a les lieux qui n'ont jamais accueilli de public. Le fiasco de Faratea : 4,5 milliards cfp. Des travaux, des remblais, des expropriations et finalement un port international qui n'a jamais accueilli un seul bateau. Une zone industrielle sans aucune entreprise. Dernier projet de reconversion en date : une plate-forme de pêche.
Taravao abandonné
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Concernant l'ancien centre artisanal, il a fait les frais des changements politiques. Jamais un seul artisan et les toits en pandanus partis au gré des vents.
Ou encore le centre culturel Tea Puta, jamais inauguré et bien cadenassé : 700 millions cfp financés par la commune. Ouvert une seule fois pour un salon du livre et aussitôt refermé, faute de moyens pour le fonctionnement.

D'après le maire de Taravao, tous ces projets ont sans doute été mal calibrés pour les besoins de la presqu'île :
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