Les étudiants polynésiens devront payer trois fois plus cher leurs études au Canada

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©(D.R.)
C'est officiel depuis hier. Le gouvernement québécois confirme que les étudiants Français devront désormais s'acquitter de frais d'inscription trois fois plus élevés. Réactions dans les salles de classe.
Depuis 1978, un accord franco-québécois permettait aux francophones de bénéficier de tarifs "préférentiels", mais les étudiants des autres provinces canadiennes qui ne bénéficiaient pas des mêmes droits ont protesté. Désormais, les frais d'inscription sont donc fixés à 600 000 FCP pour l'année, au lieu de 200 000 FCP pour la rentrée de septembre 2015. Une augmentation qui ne concernera pas les étudiants de 2ème et 3ème cycles, en master ou doctorat, mais seulement les nouveaux inscrits en première année de licence. En Polynésie, 70 bacheliers ont choisi le Canada l'an dernier sur une centaine partie étudier à l'étranger.

Au Lycée Samuel Raapoto, les lycéens de terminale S sont toujours partants pour l'aventure: "Je souhaite étudier dans un autre pays, ne pas rester ici pour mes études. Et je ne veux pas non plus étudier en France, donc le seul pays francophone que j'ai trouvé c'est le Québec. Mon frère réside d'ailleurs là-bas. C'est plus convivial que dans l'hexagone. Ca va me permettre d'apprendre d'autres langues comme l'anglais, c'est important dans les filières de commerce".
Les étudiants polynésiens devront payer trois fois plus cher leurs études au Canada

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Même son de cloche chez les enseignants: "Pour eux, c'est une ouverture vers les autres cultures. Le Canada est peut être plus proche et plus accessible quand les familles veulent se retrouver. Depuis 2-3 ans, on en a chaque année quelques uns qui sortent de terminale pour aller étudier là-bas, après il y a l'aspect financier qui peut être prohibitif".
A la fin de l'année, 4 élèves sur 28 partiront au pays des caribous.

Pour la directrice, "l'augmentation des tarifs est une mauvaise nouvelle, mais il y a toujours des aides possibles du territoire pour les lycéens qui ne peuvent pas trouver l'équivalence d'étude ici en Polynésie française"
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