Levée des motifs impérieux : les professionnels du tourisme s'adaptent

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Levée des motifs impérieux : les professionnels du tourisme s'adaptent
©Polynésie.la1ère

Avec la levée des motifs impérieux pour les personnes vaccinées, les frontières vont donc se rouvrir en partie aux touristes français à compter du 9 juin. Pour les professionnels du tourisme, c’est un soulagement. Même si quelques points restent à préciser sur le protocole sanitaire.

Une réouverture dans la précipitation 

 

Des vacances en Polynésie oui, mais à condition d’être vacciné. C’est ce qui attend les français métropolitains à partir du 9 juin.

Dans les agences de voyages, c’est le branle bas de combat depuis hier. L'annonce a pris tout le monde de cours. Néamoins c'est uune vraie bonne nouvelle comme l'explique Raphaela Taufa, directrice de l’agence de voyage Tahiti Travel Services : « Pour nous il était important d’avoir une date, de la visibilité. et les dernières annonces nous faisaient plutôt attendre un retour sur le mois de juillet, voire août ou septembre. Donc en effet une très bonne surprise avec une date qui est plus tôt que prévue et qui nous a permis de réactiver toutes les réservations très rapidement. »

Un protocole sanitaire différent des américains ?

 

Mais déjà plusieurs questions se posent. D’abord sur le protocole sanitaire, sera-t-il le même que pour les Américains ? s'interroge Jean-Marc Mocellin, directeur général de Tahiti Tourisme : « On ne parle pas des personnes immunisées post covid. Ce qui est le cas aujourd’hui pour les Américains. Donc il y a un certain nombre de zones d’ombres qu’il nous faut absolument clarifier au plus tôt. Pour qu’on puisse justement informer les tours opérateurs, les vendeurs de la Polynésie, pour qu’ils puissent s’organiser. »

Les familles ne viendront pas 

 

Les grandes vacances de juillet-août sont synonyme de haute saison. Cette période approche à grands pas et elle soulève un autre point sensible : celui des voyageurs avec enfants. Ces familles représentent 40% de la clientèle touristique. 

« Si on impose une quarantaine aux enfants entre 6 et 16 ans, il est évident que toutes ces familles vont annuler, ou une grande grande majorité de ces familles vont annuler. Mais encore faut-il le savoir. Donc ça c’est un aspect qu'il est extrêmement important de connaître dans les prochains jours pour que les gens puissent s’organiser. »

Autre soucis, le délai de 15 jours imposé après la dernière dose de vaccination. Une attente supplémentaire qui risque de mettre de côté des touristes volontaires qui ne seraient pas encore vaccinés.Les professionnels attendent des précisions urgentes sur tout ces cas particuliers. Une conférence de presse des autorités est prévue mardi prochain.