Voilà 80 ans, le général De Gaulle appelait la France à résister

hommage papeete
80 ans de l'appel du 18 juin
80 ans de l'appel du 18 juin ©Haut commissariat
Le 18 juin 1940, le général de Gaulle exilé à Londres exhortait les Français à continuer le combat contre l'Allemagne nazie malgré la l'armistice synonyme de collaboration signée par le maréchal Pétain. Une cérémonie commémorative s'est déroulée ce matin devant la stèle du général de Gaulle.
L'appel du 18 juin 1940 :

"Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement.
Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat.

Certes, nous avons été, nous sommes submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne de l’ennemi. Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui.

Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !

Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire. Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule !

Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l’Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut,
comme l’Angleterre, utiliser sans limites l’immense industrie des Etats-Unis.

Cette guerre n’est pas limitée au territoire de notre malheureux pays. Cette guerre n’est pas tranchée par la bataille de France.
Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens pour écraser un jour nos ennemis.

Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.

Moi, général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialisés des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi.

Quoi qu’il arrive, la Flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas".
commémoration appel du 18 juin
©Haut commissariat
Dominique Sorain, Haut-commissaire de la République, a présidé la cérémonie commémorative organisée à l’occasion du 80e anniversaire de l’Appel historique du 18 juin 1940 du Général de Gaulle.

Il était aux côtés d' Edouard Fritch, président de la Polynésie française, de Gaston Tong Sang, président de l’Assemblée de la Polynésie française, de Nicole Sanquer, députée de la 2e circonscription, de M. Moetai Brotherson, député de la 3e circonscription , de Nuihau Laurey sénateur, de Michel Buillard, maire de Papeete, du contre-amiral Laurent Lebreton, commandant supérieur des forces armées, de Christian Vernaudon, conseiller CESE et de Kelly Asin-Moux, président du Conseil Économique, Social, Environnemental et Culturel.

A l'occasion de cet anniversaire, l'Office national des anciens combattants propose dans les locaux du CESEC une exposition consacrée aux polynésiens qui se sont engagés dans la France Libre. Cette exposition gratuite et ouverte au public jusqu'au 22 juin. 

 
Les Outre-mer en continu
Accéder au live