Papi Haines, le roi du ramboutan

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Papi Haines, le roi du ramboutan
Haines Garet, possède dans son jardin cinq des huit espèces de ramboutans existantes en Polynésie. ©sandro ly/pol1ère
Alors que la saison des ramboutans bat son plein, rencontre avec Haines Garet, retraité de Papeari. Passionné par ce fruit, Haines Garet possède cinq espèces différentes et une méthode de greffe qui assure une production optimale. Ses fruits et son savoir-faire, il les donne. Rencontre.
A bientôt 80 ans, Haines Garet n'a de cesse de s'occuper de ses petits protégés : ses greffons de ramboutans. Il en possède des dizaines, qui attendent dans des petits pots, d'être mis en terre.

Le ramboutan a été importé en Polynésie par l'Américain Harrison Smith,fondateur du Jardin Botanique. La légende veut qu'à Papeari, chaque maison possède son pied de ramboutan.
Alors, Haines Garet, retraité de Papeari, s'est évidemment passionné pour ce petit fruit sucré. Sur les huit espèces existantes en Polynésie, il en possède cinq : des rouges, des verts, des jaunes, avec la chair qui se détache bien du noyau et bien sucrés, évidemment. Ses arbres sont toujours chargés de fruits. Avec sa méthode de greffe, il promet : 7 mois pour faire germer la graine, greffer, puis des fruits l'année suivante, soit 18 mois pour la première récolte. Normalement, un arbre produit des fruits au bout de cinq à six ans. Sa méthode, Haines Garet la transmet à qui veut. De même que ses fruits : il ne les vend jamais, il les donne à sa famille, aux amis et "aux jeunes qui travaillent, pas ceux qui sont fainéants ou qui volent".

La saison des ramboutans s'étale de février à fin avril, en Polynésie. Ce fruit "chevelu" appartient à la même famille que les litchis, longans et quenettes. Il est riche en glucose, minéraux et vitamine C. Son noyau est également comestible et légèrement narcotique.
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