Le pays emprunte 5,6 milliards cfp auprès des banques locales et de l’AFD

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Thierry Paulais, directeur de l'AFD, et Teva Rohfritsch, vice-président du Pays. ©A. TARAHU/POL la 1ère
Au total, trois emprunts ont été signés lundi 19 novembre par le vice-président Teva Rohfritsch. Trois emprunts auprès de trois organismes financiers : la Banque de Tahiti, la Socredo et l’AFD pour un montant total de 5,651 milliards de francs.
 
Des emprunts contractés pour le budget d’investissement 2018 estimé en tout à 8,4 milliards cfp.

Avec l’AFD, 3,401 milliards de F, remboursables sur 20 ans, répartis comme suit :
2, 745 milliards de F au titre du 3ème instrument financier pour financer des opérations dans le secteur sportif, santé et éducation avec un taux à 1,3% annuel.
La différence, soit 656, 3 millions de F, au titre du prêt au secteur public super bonifié, à taux 0. Il vient remplacer le fond vert auquel la Polynésie n’a pas droit. « Un outil tout à fait exceptionnel » estime Thierry Paulais, directeur de l’Agence française de développement.

Thierry Paulais, directeur de l'AFD



La banque Socredo a octroyé un prêt d’1, 5 milliards de F avec un taux à 1, 4% annuel et enfin, 750 millions de F accordés par la Banque de Tahiti à 1, 59% d’intérêts. Pour les banques locales, c’est la marque d’«une confiance renouvelée », a déclaré Patrice Tepellian, le directeur général de la Banque de Tahiti. L’établissement n’avait plus accordé de prêt au Pays depuis 2014.

Deux derniers emprunts seront signés le mois prochain avec la Banque de Polynésie d’1, 5 milliards de F. Mais également auprès de l’Agence France Locale pour un montant d’1, 249 milliards de F.

Avec ces emprunts, la dette totale du pays s’élève à 84 milliards de F en 2018. Le durée moyenne de remboursement est estimée à 10 ans. Selon le vice-président Teva Rohfritsch, les montants restent tout de même inférieurs à celui du capital remboursé ce qui permettra l'épurement de la dette. 

Teva Rohfritsch, vice-président


Ils serviront notamment à financer des projets en attente ou en cours de réalisation. A titre d'exemples, dans l'habitat : 1, 7 milliard FCP pour la construction des fare OPH. 117 millions FCP sont réservés aux aides à la pêche. Dans l'éducation aussi, 311 millions FCP pour payer les premiers équipements du collège de Bora-Bora, et 2 milliards FCP réservés à solder la dernière tranche du  collège de la Perle du Pacifique, financé entièrement par le pays. 

L'agriculture n'est pas en laisse, 200 millions FCP réservés aux porteurs de projets agricoles. 
Et encore, l'aménagement du musée de Tahiti, 120 millions  FCP, le centre de santé de Taravao, 165 millions FCP, et enfin, le centre sportif polyvalent de Hitiaa, au travers d'une subvention de l'IJSPF à hauteur de 314 millions FCP. 
 
Thierry Paulais, directeur de l'Agence Française de Développement
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