Pédaler pour faire connaître l’endométriose 

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endobike / endométriose
©Polynésie la 1ère

C’est le défi qu’a relevé l’association EndoPolynésie accompagnée de Rainbow Ohana en cette journée mondiale de l’endométriose. Ils étaient une cinquantaine, tous vêtus de jaune, à se relayer pour un aller-retour entre Punaauia – Taravao. Le top départ a été donné à 6h.

Tous portent la couleur de la joie. Ruita et les membres d’Endo Polynésie et Rainbow Ohana se lancent dans un Endo bike de plus de 40 kilomètres. Un aller-retour entre Punaauia et Taravao. "On n'a pas l’habitude de faire du vélo mais on le fait pour défendre cette cause", explique Ruita Kato, présidente association Endo Polynésie 

Des pommes pour avoir la pêche et c’est reparti. Comme Ruita, elles sont cinq atteintes d’endométriose pour qui il s’agit d’un réel challenge. "Le problème de l’endométriose est que c'est très variable entre chaque femme. On peut avoir des formes où on a des douleurs au moment des règles mais on peut continuer son activité quotidienne. Mais, malheureusement dans beaucoup de cas il peut y avoir des douleurs très importantes qui handicapent, qui nécessitent des traitements voire même de la chirurgie. Et, après, certaines femmes qui ont l'endométriose ont aussi des difficultés pour avoir des enfants", souligne Teanini Tematahotoa, médecin et membre de l’association. 

Tous les 10 kilomètres, les équpes se relaient chacune avec le ruban jaune, symbole de la lutte contre l’endométriose. Ici, 8000 femmes sont touchées par cette maladie incurable. "On veut soutenir notre amie, qu'elle sache qu'on est avec elle, c'est aussi pour toutes les femmes", confie Manini Cadio, membre de Rainbow Ohana. Après 5 heures de lutte à vélo, la course s’est terminée à pied pour rappeler "que seul on va plus vite mais qu’ensemble on va plus loin."