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Plus de 200 marcheurs contre le projet éco parc

L’association Haururu s’est une fois de plus mobilisée pour manifester son opposition au projet éco parc, porté par des investisseurs privés et le Pays. Les défenseurs de la culture et de l’environnement ont effectué leur troisième marche solidaire dans la vallée de la Papenoo. 

© Polynésie 1ère
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  • polynesie1ere.fr, Bélinda Tumatariri, Heidi Yieng Kow
  • Publié le , mis à jour le
Pour cette marche de protestation contre le projet éco parc, ils étaient près de 200 à parcourir près de 10 km jusqu’à Fare Hape. Un lieu hautement symbolique qu’ils souhaitent à tout prix préserver. "Ils veulent faire une route derrière notre marae et faire leur hôtel avec une belle vue ? Et nous, on va ramasser la boue après !", dénonce Alphonse Fafau, membre de l’association Haururu.

marche contre ecopark


En famille ou entre amis, ils sont venus pour soutenir et encourager les différentes associations qui, depuis le début de la protestation, se démènent pour que le projet ne voit pas le jour. Une marche qui a mené le cortège jusqu’aux portes du relais de la Maroto, fief de Dominique Auroy, un des investisseurs du projet critiqué. Là, les organisateurs de la manifestation ont souhaité apporter des éclaircissements sur les raisons de leur opposition au projet.
Plus de 200 marcheurs contre le projet éco parc - 26/11/2016

© Polynésie 1ère / Heidi Yieng Kow
© Polynésie 1ère / Heidi Yieng Kow

Le cortège a ensuite descendu la pente menant au centre Fare Hape. Les marcheurs ont ainsi pu participer au Tavairaa, sorte de cérémonie qui nettoie symboliquement toutes les énergies négatives. Une façon aussi pour tous d’enterrer le projet éco parc. Enfin, tout le monde s’est déplacé sur le site Fare Fenua pour une cérémonie de remerciements aux ancêtres avec la préparation du kava.

© Polynésie 1ère / Heidi Yieng Kow
© Polynésie 1ère / Heidi Yieng Kow

La marche s’est terminée avec la présentation du projet porté par les associations : celui d'un centre culturel où les langues vernaculaires seraient enseignées et pratiquées au travers des rencontres et échanges autour de la danse, le tatouage, ou encore de l’apprentissage de la médecine traditionnelle. Plusieurs médecins souhaitent d'ailleurs travailler  avec les associations pour développer le savoir-faire de certains practiciens, et permettre à la médecine occidentale de rencontrer les savoirs ancestraux.

© Polynésie 1ère
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Ce projet serait selon Yves Doudoute, co-organisateur de la marche, soutenu par le ministère de la culture qui aurait déjà promis près de 10 millions cfp pour son développement. Une façon pour ces associations de montrer que pour eux le projet Eco parc, c’est déjà de l’histoire ancienne.

Yves Doudoute


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