Comment prévenir le suicide en particulier celui des jeunes

décès polynésie française
10 septembre, une journée pour prévenir le suicide en celui particulier des jeunes
©Polynésie la 1ère
"La situation de confinement agit comme un amplificateur des problématiques", déclare Nathalie Colin-Fagotin, psychologue de la famille. Le contexte actuel serait malheureusement propice au passage à l'acte. Celui des jeunes préoccupe beaucoup, en premier lieu l'association SOS suicide.

Aider un adolescent à sortir de son mal-être, c’est le combat auxquels les parents sont confrontés aujourd’hui. Pour Nathalie, psychologue de la famille, l’accompagnement parental est très important dans ce domaine. Détecter les signaux d’alerte en amont permet de freiner considérablement le passage à l’acte suicidaire…

10 septembre, une journée pour prévenir le suicide en celui particulier des jeunes
La psychologue Nathalie Colin-Fagotin. ©Polynésie la 1ère

 

"Souvent quand on a la possibilité de pouvoir exprimer sa souffrance, ça aide déjà beaucoup à aller mieux, d'être accompagné par un professionnel neutre, extérieur à qui on va pouvoir dire ce que l'on a sur le coeur sans avoir de crainte d'être jugé...ça soulage, ça apaise beaucoup d'angoisses et ça aide beaucoup. Ensuite, on mettra un plan d'action avec l'entourage pour se donner le maximum de chances d'éviter l'acte suicidaire", précise Nathalie Colin-Fagotin, psychologue.

Au niveau de cette dynamique d’aide aux personnes en souffrance, l’association SOS suicide n’est pas en reste…20 ans après, on retrouve toujours des membres très actifs. Jean Vaimeho est un exemple dans son rôle de pair aidant. "Mon objectif c'est de leur montrer que la solution à leurs problèmes n'est pas la mort. J'apporte les éléments pour leur dire que la vie mérite d'être vécue. La vie est là pour t'apporter du bien-être et régler le mal être", souligne Jean.

10 septembre, une journée pour prévenir le suicide en celui particulier des jeunes
©Polynésie la 1ère

 

A l’heure actuelle, on enregistre 36 suicides par an au fenua ce qui représente 20 familles endeuillées au total. L’association tente de les aider depuis quelque temps mais non sans difficulté. Annie Meunier, présidente de l’association SOS Suicide Polynésie, explique qu'"avant les gendarmes, la police leur demandaient qui était le référent de la famille que l'association peut contacter pour mettre en place un groupe d'aide pour les endeuillés par suicide. Depuis 2 ans, il n'y a plus cette cellule. J'espère qu'après, le procureur aura pitié de l'association et des familles polynésiennes qui ne réagissent pas comme les familles métropolitaines ».

10 septembre, une journée pour prévenir le suicide en particulier des jeunes
©Polynésie la 1ère

 

Jeudi prochain, une visioconférence sera organisée sur la plateforme Familypsy pour aider les familles à comprendre le mal-être de leurs adolescents et leurs proposer les mesures d’accompagnement.

 

Regardez le reportage de Roan Poutoru :