Edouard Fritch : « Je ne veux plus confiner »

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©Pol.1
Lors de son allocution à la Présidence le 10 novembre, Edouard Fritch a annoncé qu'en cas de reprise épidémique - qui se confirme en Europe - le Pays ne confinerait pas la population.

Edouard Fritch a profité de son intervention le 10 novembre pour alerter au sujet de la reprise épidémique en Europe, qui risque malheureusement de toucher la Polynésie. Une nouvelle vague qui épargne, pour l'heure, le territoire puisqu'il l'a souligné : aucun décès lié au covid n'a été enregistré localement depuis le 26 octobre 2021. Le bilan épidémiologique confirme cette tendance :

COVID
©Dir.santé


À bout

En cas de reprise épidémique sur le territoire, Edouard Fritch n'envisage pas de reconfiner : 

Demain, si la crise revient, je ne confinerai pas. Nous n'avons plus les moyens financiers et les gens ne veulent plus rester à la maison.


Vaccinez-vous

Pour lutter contre la propagation du virus, le président oriente son discours sur les vertus du couvre-feu et de la vaccination.

Le président du Pays a donc de nouveau appelé tous les Polynésiens à se faire vacciner, regrettant par ailleurs que seuls 53% de la population totale soit actuellement complètement vaccinée. Il reste 150 000 doses de vaccin en stock.

Avec la mise en place d'un pass sanitaire et le maintien du couvre-feu à 23 heures, la Polynésie française met toutes les chances de son côté pour se protéger du virus. "Aujourd'hui c'est confirmé : il y a moins de circulation, [puisqu'il y a] moins de rencontres festives."

La gestion de la crise sanitaire serait sujette à divergences au sein du gouvernement. En effet, le ministre de la santé Jacques Raynald défend une politique plus stricte, tandis que le président du Pays veut éviter de contrarier les Polynésiens en optant pour des mesures trop contraignantes. Edouard Fritch plaide davantage en faveur d'un pass sanitaire que d'un reconfinement.