Fake news : tout aussi contagieuses que le Delta

coronavirus polynésie française
Vaccin efficacité
©Polynésie la 1ère
Elles inondent les réseaux sociaux, ces fausses informations se propagent "à vitesse grand V", en voici quelques-unes :

Les essais cliniques ne sont pas terminés

Il est vrai que commercialiser des vaccins en moins d’un an est une prouesse. Pourtant, cette rapidité ne signifie pas que les étapes ont été brûlées. Chaque vaccin a dû respecter les différentes phases cliniques afin de pouvoir être autorisé par les autorités de santé.

  • Phase 1 : le vaccin est administré à quelques dizaines de volontaires afin de connaitre les potentiels effets secondaires et ajuster le dosage nécessaire au développement des anticorps.
  • Phase 2 : le vaccin est administré à plusieurs centaines ou milliers de personnes. "Cette étape permet d’étudier les détails de la réponse immunitaire, de préciser les schémas d’administration (nombre de doses, etc…), et d’identifier les effets secondaires fréquents", explique le site Infovac, la plateforme d’information sur les vaccinations.
  • Phase 3 : le vaccin est administré à des milliers voire des dizaines de milliers de volontaires afin de juger s’il protège efficacement contre la maladie. Le but est de savoir comment ces personnes résistent au virus après avoir reçu le vaccin selon la catégorie d’âge et de connaître d’autres effets plus rares de la vaccination.
  • Phase 4 : se fait après commercialisation du vaccin afin d’affiner son utilisation et "de vérifier si des effets indésirables très rares, mais graves, surviennent chez les millions de personnes vaccinées", précise toujours Infovac.

Il est donc faux de dire que les essais cliniques ne sont pas terminés et que nous sommes des "cobayes". De plus, si l’utilisation des vaccins à ARN messager sur l’Homme est une nouveauté, il est étudié depuis plusieurs décennies puisqu'il a été découvert en 1961, précise l'Institut Pasteur.

 

On ne sait pas ce qu’il y a dedans

Avant toute mise en vente sur le marché, chaque laboratoire est tenu de transmettre la liste de ce que contient son vaccin aux agences de santé. Le vaccin contre la Covid-19 ne fait pas exception.

Le principe actif des vaccins Pfizer, utilisés en Polynésie, est l’ARN messager. C’est un "fragment du matériel génétique du microbe encapsulé dans des nanoparticules composées de divers lipides", comme l’explique le site Infovac. Cet ARN, ou Acide RiboNucléique, va permettre de produire la protéine Spike, à l'origine de l'infection, afin que le corps puisse la reconnaitre et la combattre. 

Plus classiquement, le vaccin Janssen, aussi administré en Polynésie, utilise la méthode du vecteur viral c’est-à-dire qu’il est composé d’adénovirus d’humains.

En revanche, aucuns adjuvants, normalement utilisés dans d'autres vaccins, n'ont été intégrés à la composition des vaccins contre la Covid-19.

 

Le vaccin ne sert à rien puisqu’on peut attraper le virus 

Les vaccins contre la Covid-19, comme d'autres vaccins, ne protègent pas à 100% contre le virus. Le but de ces vaccins n’est pas de ne pas attraper le virus mais d’empêcher de développer des formes graves.

Pour rappel, les vaccins à ARN messager Pfizer et Moderna ont une efficacité de 90% après la deuxième dose, de 80% pour le vaccin AstraZeneca et de 75% contre les formes graves pour le vaccin Janssen.

 

Le vaccin modifie notre patrimoine génétique 

Lorsque vous faites un vaccin à ARN messager, l’ARN entre dans la cellule mais pas dans son noyau où se trouve l’ADN. S’il n’y a aucun contact entre l’ARN et le noyau de la cellule alors le matériel génétique reste inchangé.

"Même après l’injection du vaccin, lors de la division cellulaire, les noyaux continuent à ne contenir que notre ADN humain naturel", explique l’Institut Nationale de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM). Le vaccin ne provoque donc pas d’anomalies génétiques transmissibles aux générations suivantes.

 

Les effets secondaires du vaccin sont plus graves que la Covid-19

Tous les vaccins, quel qu’ils soient, provoquent des effets secondaires plus ou moins importants. Avoir une douleur locale au niveau du point d’injection, des maux de tête, courbatures, frissons voire un peu de fièvre sont des effets possibles dans les jours suivants l’injection. Un état grippal qui se dissipe généralement dans les 24 à 72 heures.

Dans tous les cas, pour les personnes ayant des allergies connues ou des comorbidités, il faut consulter votre médecin afin de savoir s’il y a des contre-indications à la vaccination.