Foyers épidémiques : 2 000 personnes à tester

coronavirus polynésie française
2 000 personnes à tester
©Patita Savea
Avec l’explosion du nombre de cas positifs au coronavirus, l’Institut Louis Malardé ne chôme pas. Tous les tests sont analysés dans son laboratoire. Et le rythme a été multiplié par quatre.
Avec les deux foyers épidémiques identifiés au restaurant "Au Piment rouge" et à la caserne de gendarmerie de Faa’a, ce sont 2 000 personnes qui sont concernées et qu’il faut maintenant tester.

L’Institut Louis Malardé affirme qu’il aura terminé ce vendredi 14 août. Mais techniciens et biologistes ne chôment pas. Puisqu'à cela s’ajoutent les 500 à 700 auto-tests (selon le nombre de vols) qui arrivent chaque jour et à chaque cas positif, il faut tester de nouveaux cas contacts.

Mais le directeur Hervé Varet l’assure : "les équipes tiennent le rythme". Des contrats CVD devraient arriver en renfort. Huit infirmiers libéraux ont également été recrutés pour accueillir les personnes venant se faire tester.

Le Pays a, de son côté, versé une subvention complémentaire à cet établissement public, afin de couvrir ces nouvelles dépenses.
 
La technique de "poolage" permet d’obtenir des résultats plus rapidement en rassemblant les tests par groupes de 10. Les résultats sont ainsi disponibles en 2 heures.

Si un test se révèle positif, les échantillons sont sortis du pool et traités un par un. Une technique utilisée par l’Institut pour réaliser notamment les auto-tests rapidement.
 
L’institut a suspendu ses études en cours. Tous les personnels sont déployés sur la Covid et les autres analyses sont aiguillées vers le laboratoire de l’hôpital du Taaone.

Théoriquement, les résultats sont délivrés en 24 à 48h, mais en ce moment, les délais s’allongent. Les laboratoires privés ne peuvent pas soulager ce travail d’analyses, faute d’équipement nécessaire.

Pas la peine donc de demander un test si vous n’avez pas été en contact avec un cluster : la priorité est de cerner les foyers épidémiques.

Le reportage de Nicolas Suire et Patita Savea.
 
©polynesie