Fret maritime : les armateurs obtiennent 3,5 à 6% d'augmentation

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Fret maritime : les armateurs obtiennent 3,5 à 6% d'augmentation ©Polynésie La 1ère
Armateurs et gouvernement se sont accordés, la hausse sera moins importante que celle avancée. 3, 5 % d'augmentation au moins, 6 % au plus, le dernier mot reviendra au conseil des ministres, qui devra trancher avant le mois d'octobre. Les produits de première nécessité, de grande consommation, les matériaux de construction et les produits agricoles restent exemptés de cette augmentation.

8% d’augmentation du fret maritime inter-îles... C’est ce que demandaient les armateurs ce jeudi en entrant en négociation. Il faut dire que cela fait dix ans que les prix n’ont pas évolué, sans oublier la hausse du coût de la vie. Une réévaluation des tarifs devait donc avoir lieu.

Les armateurs ont présenté ce matin au vice-président leurs comptes financiers très impactés par notamment l’explosion du prix du carburant. C’est désormais leur plus grosse dépense. Au sortir de la réunion, ils obtiennent une augmentation du prix du fret, qui doit être déterminée par le gouvernement.

"Le prix va varier entre une augmentation de 3,5% à 6%. Bien sûr, derrière tout ça il y aura aussi une prise en charge que le gouvernement prendra sur le prix du gasoil", explique Philippe Wong, président de la confédération des armateurs. 

En tout cas, le vice-président s’engage à proposer au conseil des ministres une baisse du prix du carburant en leur faveur. "Si on joue sur le paramètre carburant avec un effort évidemment que doit réaliser le Pays et selon la fluctuation du prix pétrole, on voit bien aujourd'hui que le pétrole commence à fléchir, de combien sur la fin de l'année et quelle pourrait être la prise en charge au niveau du fonds de régulation. Sur cette base, nous aurons un taux appliqué sur le fret qui sera évidemment inférieur", précise Jean-Christophe Bouissou. 

Deux mesures cruciales pour les 20 armateurs de Polynésie seront déterminées rapidement pour être appliquées au 1er octobre. Un délai qui convient aux armateurs. Beaucoup d’entre eux disent être en déficit depuis 2 mois, depuis l’augmentation du prix du carburant.

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