Des poissons à foison dans les parcs de Rangiroa

pêche polynésie française
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Il suffit de se servir ! ©Polynésie la 1ère
Auparavant en pierre, ils sont désormais fabriqués en grillage ! Les parcs à poissons sont toujours considérés comme le garde-manger des habitants des Tuamotu. Après Vaiarii Grillot de Manihi, cette fois le jeune Marii Natua de Rangiroa présente son parc. Il vit de cette pêche depuis 3 ans.

A l’image de son ciel infini, Rangiroa a le lagon le plus vaste et détient le record de parcs à poissons, l’une des principales ressources de l’atoll.

Ce jour-là, Marii Natua a besoin de connaître l’état de son parc. Il est accompagné du maire de l’île, Teina Tahuhu Maraeura, pêcheur de métier lui aussi. Depuis les années 60, la demande en ressource halieutique, en augmentation constante, a obligé les habitants à construire des pièges en grillage.

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Des poissons à profusion. ©Polynésie la 1ère

 

En moyenne, la production d’un parc sur une période d’une semaine varie entre 800 kg et 2 000 kilos de poissons. Une partie de cette capture est destinée à l’auto-consommation.

Cette fois-ci, Marii prépare 2 paquets qui vont prendre le chemin d'un marché sauvage. Il a hérité de son père, son métier. Il s’est constitué son propre parc à partir de 2018. Ancien grand producteur de coprah, la baisse de cette activité l'a obligé à changer de cap. Ce qu'il a fait avec succès. Il ne ramasse plus les noix de coco, il attrape à présent les poissons dans son parc, beaucoup plus rentables !

Parmi les plus prisés, le perroquet. En général, cette espèce est vendue à des spécialistes.

 

Parcs productifs

Les Polynésiens sont gros consommateurs de produits halieutiques, entre 100 et 150 kg par personne et par an. Les parcs à poissons des Tuamotu fournissent la majorité de la production du territoire, c’est-à-dire plus de 80 %. Ceux de Rangiroa arrivent à un rendement de 500 tonnes sur une année !

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La pêche du jour des poissons du parc. ©Polynésie la 1ère

Une fois par semaine, sur le quai, c’est jour d’embarquement. Le Dory est ce que l’on appelle encore aujourd’hui une goëlette. Marii y dépose sa production de poissons qui va prendre la direction de Papeete pour y être vendue.

L’exportation de poissons vers Tahiti est en plein essor. Et depuis, la vente d'espèces comme les otura, Ioio, ‘oiri, paihere ou encore uravena fait le bonheur des Paumotu, au point de leur rendre hommage à travers des chansons…