Les sans-abris de Fare Ute épargnés par le virus

coronavirus polynésie française
sdf fare ute
©Pol.1
La soixantaine de SDF qui vivent à Fare Ute ont passé le pic du variant delta sans trop de dégâts. Seulement six d'entre eux sont tombés malades, sans gravité toutefois. Personne n'a été hospitalisé. Un soulagement dont l'effectivité est conséquence de la rigueur partagée.

Une soixantaine de sans-abris vivent au centre d’hébergement provisoire de Fare Ute, géré par l’association Te Torea. Là-bas, le bilan sanitaire est tout à fait exceptionnel, alors que, partout ailleurs, la pandémie a propagé le virus avec une force inégalée. 

Parmi les SDF de Fare Ute, aucune hospitalisation n'est à déplorer. Sur la soixantaine de personnes hébergées, seulement six ont été touchées par le variant Delta. 

Ces personnes-là ont eu le covid lors de leur stage, dans les entreprises où ils étaient accueillis. Ce n'est pas dans la rue qu’ils l'ont attrapé.

Denis Hoata - Responsable du centre d'hébergement provisoire de Fare Ute

 

Rester optimiste 

A l’arrière du centre, un chapiteau est dédié à l’isolement des malades du covid. Celui que nous surnommerons Jo le vacciné, est le dernier a y avoir séjourné deux semaines. 

J’étais tout seul, parce que à ce moment-là, il n'y avait que moi qui avait le covid. Personnellement, ça a été un moment de réflexion par rapport à ce qui se passe. Mais je suis resté positif. Et voilà j’ai tenu le coup.

Jo - SDF

 

Rigueur

La rigueur adoptée au centre a porté ses fruits. La majorité des résidents sont vaccinés et les mesures sanitaires sont respectées ; ceux qui fréquentent l'extérieur du centre, par exemple dans le cadre de leur travail, « vont d’abord voir les éducatrices, pour demander leur attestation de dérogation et leur masque. Puis quand c’est bon, ils peuvent y aller », témoigne un résident, hébergé au centre depuis un an.

Les grilles du centre sont fermées à l'heure du couvre-feu (21 heures à partir de lundi 27 septembre). 

Le partage et l'entraide sont propres à la vie du centre. Lorsque les uns travaillent la journée en entreprise, les autres s’occupent de la vie en communauté. Depuis son ouverture, 200 SDF ont trouvé refuge à cet endroit. 

Regardez ce reportage de Kaline Liénard et Jérôme Lee :