Manu Ruatini : plusieurs jeunes crossfiteurs rassemblés autour d’une même passion

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Plusieurs membres du club Manu Ruatini ©Manu Ruatini
Né en plein milieu de la crise covid, Manu Ruatini est le nom d’un tout nouveau club d’haltérophilie à Punaauia, 100% djeuns. Fondé par Tauhere Terai et Arii Taimana en avril 2021, le but était de pouvoir continuer à s’entrainer malgré les contraintes sanitaires. Ce nouveau club permet de développer la discipline à Punaauia.

Restrictions sanitaires et salles de sport fermées, qu’à cela ne tienne ! Tauhere et Arii, eux, ont fait de l’herbe leur terrain de jeu. Impossible pour ces passionnés d’haltérophilie, de se passer de leur sport favori. Une volonté et un bon niveau sportif remarqués par Yohann, coureur bien connu dans le milieu, également trésorier du club d’athlétisme de Tamarii Punaruu.

Ce dernier les a pris sous son aile et mis en contact avec la Fédération sportive de force athlétique. La présidente, Tumata Tahuaitu, leur a proposé l’accès à une salle – prêtée par l’Institut de la jeunesse et des sports de Polynésie française – à condition de s’entraîner sérieusement, de participer aux compétitions et d’être licenciés.        

Interview Tauhere Terai

Car bénéficier d'une telle salle nécessite d’être en possession d’une licence assurant les athlètes en cas d’accident. Elle coûte 2 000 cfp par an.        

Une nouvelle famille

Autant de conditions loin d’avoir freiné Tau et Arii, qui, avec leurs nouveaux camarades de crossfit, ont fait naître un nouveau club – et plus encore, une nouvelle famille – en avril 2021, empruntant le nom de Manu Ruatini à l’un des trois oiseaux emblématiques de Punaauia.

A force de détermination et de travail d’équipe – car Tauhere a aussi pu compter sur l’aide de sa concubine juriste pour rédiger les statuts de l’association – le club peut aujourd’hui profiter des locaux de la salle de Punaruu, à l’abris des aléas climatiques, pour entamer de sérieux entraînements dans de meilleures conditions. C’est l’unique aspect qui leur manquait.

Trois membres du club après une séance d'haltérophilie. ©Polynésie la 1ère

Ainsi, lors de la deuxième vague de covid meurtrière, due au variant delta qui a sévi en août dernier, Tauhere et ses camarades ont été les rares crossfiteurs amateurs à pouvoir continuer à s’entraîner en salle.

Tauhere avait déjà lui-même investi dans du matériel pour ses entraînements personnels, dont il a pu faire profiter les autres membres du club. Surnommé « ‘Pa », c’est souvent lui qui supervise les séances. Les membres du club sont très complices. Petit à petit, grâce aux cotisations mensuelles de 2 000 cfp et l’investissement personnel de chacun, ils peuvent agrandir et diversifier leur matériel d’entraînement.

Développer la pratique à Punaauia

Depuis sa création, le club a accueilli plus de cinq nouveaux adhérents grâce au bouche-à-oreille. Ils sont aujourd’hui plus d’une dizaine d’hommes, âgés de 20 à 46 ans, à se rassembler tous les jours à la salle pour des séances d’haltérophilie d’un niveau avancé, moins adaptées aux débutants – puisque le but est de progresser et participer aux compétitions. Dans ce sens, toute nouvelle proposition de salle plus spacieuse reste bienvenue pour des conditions d’exercices optimales.

« On veut pouvoir s’entraîner avec de vrais adversaires ! » adresse Tauhere. De quoi développer la pratique de cette activité à Punaauia. Pour les férus d'haltérophilie en bonne forme physique et qui pensent pouvoir tenir le rythme, le club est fait pour vous !  

Interview Tauhere Terai