Mourir et partir seul, la triste réalité du covid

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©Pol.1
Le deuil des proches des victimes du Covid-19 se révèlent très compliqués pour une population très attachée aux rites funéraires dans la mesure où les familles touchées disposent de très peu de temps pour faire leurs adieux aux défunts.

353 décès depuis le début de cette pandémie, c’est autant de familles endeuillées.

Des familles qui contrairement aux habitudes polynésiennes ne peuvent réellement accompagner leurs défunts dans ce dernier voyage.


Une situation qu’Augustine Ah-min, pasteur de la communauté du Christ ne comprends pas. Pour elle, cette situation « n’est pas juste ».

Trouver un nouveau système

 

Vaihere, dont le père vient de décéder, comprends la nécessité de ces mesures. Mais membre d’une grande famille, elle a dû trouver une solution pour que tous puissent faire leurs adieux. Des groupes de quinze personnes se relaieront autour de son père lors de la veillée.

on souhaiterait que toute la famille se prenne dans les bras , mais ce n’est pas possible.

Vaihere Tauotaha - Fille du défunt

 

Maxime Hapipi, directeur d'une entreprise de pompes funébres conseille toujours aux familles de profiter des deux heures d'attente avant l'envoi du défunt à la morgue. Selon lui "c'est le seul moment pour la famille". Un dernier instant avant que le défunt soit placé dans une housse mortuaire.