Plus de 200 jeunes polynésiens sensibilisés à la lutte contre la délinquance

La gendarmerie nationale a fait de la pédagogie auprès des 200 jeunes participants: fonctionnement d'un éthylotest, rappel des règles de sécurité routière.
A l'occasion de la 6ème édition de la génér’action au Motu Ovini à Papeari. le rassemblement a mobilisé la délégation pour la prévention de la délinquance de la jeunesse, avec le soutien du ministère des sports et de la jeunesse. Au programme, des stands de prévention mais aussi des activités musicales. Car le thème cette année, c'était la musique.

Quoi de mieux pour prévenir la délinquance qu'’une activité qui parle aux jeunes. Ici, on apprend la composition musicale sur ordinateur. Les musiques jouées font fureur auprès de la nouvelle génération, et c’est l’artiste Jason Pere Puachoux qui se charge de l’apprentissage. Et son message pour les jeunes est très clair: "il ne faut pas fumer de la drogue, et il faut faire du bien autour de nous, pour avoir un bon karma. Je transmet cela avec ma musique, mais aussi en discutant. L'important c'est le partage." Message bien reçu par l'une des jeunes participantes, Moe: "Il faut vraiment faire attention sur la route !"

Exceptionnellement, les jeunes ont même pu s'asseoir à la place d'un motard de la brigade motorisée de la gendarmerie nationale.


Test d’alcoolémie, prévention routière, un autre atelier sensibilise les adolescents au code de la route. Des lunettes spéciales permettent même de reproduire la vue d’une personne dans un état second. Un moyen dissuasif de prendre des risques sur la route. "Ici, à l'atelier BMO, on parle des infractions qui causent des accidents de la route, et surtout de ce pourquoi on intervient tous les jours dans notre métier" avance Emilie Walker, gendarme de la brigade motorisée. "Donc on parle de drogue, d'alcool et de vitesse".

Exceptionnellement, les jeunes ont même pu s'asseoir à la place d'un motard de la brigade motorisée de la gendarmerie nationale.

 
Mise en place en 2023, la géné'raction permet aux jeunes de s’occuper, de s’informer sur les métiers accessibles au fenua. Mais surtout, elle guide les adolescents pour ne pas se tourner vers la délinquance. "Aujourd'hui, on cherche à leur ouvrir l'esprit, en leur montrant que la rue n'est pas la solution à l'oisiveté" explique Teiva Shan, chef de service de la DPDJ (NDLR: Délégation pour la prévention de la délinquance de la jeunesse). "En revanche, l'idée c'est de leur montrer qu'ils peuvent s'occuper de manière trés saine par la musique, par le sport. Ils peuvent chercher à se former davantage, s'ils ont malheureusement quitté le circuit de l'école sans avoir les qualifications suffisantes pour obtenir un emploi".
  
En 2021, 700 mineurs ont été mis en cause pour des faits liés à la délinquance.