Violence des jeunes : la ville d'Uturoa également touchée

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La présence des forces de l'ordre est-elle assez dissuasive pour éviter les affrontements entre jeunes ? ©Polynésie la 1ère
Mercredi sur la darse de Uturoa, une bagarre entre jeunes a éclaté. Certains attendaient la navette devant les ramener sur leur île. Un phénomène récurrent qui met en lumière leur manque d'encadrement en dehors des classes.

Après la grande bagarre de mercredi dernier à la darse d'Uturoa, les forces de l'ordre, surtout en période festive, sont sur les dents. C'est dans ce cadre qu'hier la gendarmerie de Raiatea, a sollicité les mutoi d'Uturoa et de Taputapuatea pour prévenir tout débordement entre jeunes.

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Un policier municipal sur la navette qui fait l'aller-retour entre Uturoa et l'île de Tahaa. ©Polynésie la 1ère

Un problème récurrent qui dure depuis des années et, malgré l'intervention de Teiva MANUTAHI, directeur de la DPDJ (délégation pour la prévention de la délinquance de la jeunesse), il semble que la tâche soit plus ardue que prévu.

Une solution consisterait à ne lâcher les élèves des établissements scolaires seulement 15 minutes avant le départ des navettes. En effet, comment s'alcooliser et se battre dans un laps de temps aussi court ? Alors que s'ils attendent une heure ou deux c'est bien entendu plus facile.

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Les pompiers viennent en aide à deux jeunes fortement alcoolisés. ©Polynésie la 1ère

De plus, une fois l'affrontement lancé, l'entourage "du perdant" vient se mêler à l'affaire pour préparer la revanche. Une histoire sans fin ! De plus, il semble qu'aucune sanction pénale n'a été prise à ce jour et que les fauteurs de troubles (une poignée) sont connus et continuent à sévir.

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En plus des gendarmes, les mutoi peuvent aussi dissuader l'envie des jeunes d'en découdre. ©Polynésie la 1ère

Le maire d'Uturoa a déclaré que des amendes seront administrées systématiquement et pas seulement aux contrevenants mais aussi à l'entourage incitateur. Et ceux qui diffusent notamment les images sur les réseaux sociaux seront poursuivis pour incitation à la violence. "Normalement, quand on touche au portefeuilles, ça dissuade", indique Matahi Brotherson.