La prison à perpétuité pour le violeur

justice tahiti
Assises : l'accusé demande pardon à sa victime
©Polynésie la 1ère
La cour d'assise n’a pas été sensible aux explications de la défense. La peine est à la mesure des réquisitions de la procureure qui avait demandé 30 ans de prison ferme.



 
L’affaire était jugée aux assises depuis mercredi dernier. L’homme était accusé d'avoir frappé, violé et tenté d'étrangler une femme avant d'incendier sa maison il y a 2 ans, à Moorea.

La victime, une quinquagénaire, a subi un véritable calvaire.

L’avocate générale avait requis dans la matinée 30 ans minimum, dont une peine de sûreté de 20 ans, pour tentative de meurtre aggravé par un viol: 

C’est la même peine pour une tentative de meurtre et un meurtre. Qu’importe que l’accusé ai réussi ou échoué. Il n’a aucune prime du fait que la victime ai survécu. C’est sa seule force à elle qui s’est chargée de la sauver, ce n’est pas lui.


L’avocat de l’accusé, Me Smaïn Bennouar, lui, a plaidé les circonstances atténuantes : un casier judiciaire vierge, le suicide de sa compagne et un parcours de vie douloureux. Une défense « pas facile », selon ses mots:

J’ai été désigné pour le défendre, je ne choisis pas, je suis enfermé dans ce rôle, sinon je risque des poursuites disciplinaires, a-t-il commencé dans sa plaidoirie. « Je vous demande d’avoir une mesure et de lui permettre de sortir à un âge qui lui permet de renouer avec la société. Il est brisé, il ne mérite certainement pas l’excès que l’on vous demande".


La cour l'a condamné à la peine maximale.

Pour l'avocat de la victime Maître Bouyssie, la cour n'a pas retenu les circonstance atténuantes:

Il avait un parcours de vie très difficile mais il y a aussi beaucoup de gens qui ont des parcours de vie difficiles et qui font des adultes tout à fait convenables .

La prison à perpétuité pour le violeur


Retrouvez ci-dessous l'interview complète de Me Benoît Bouyssie avocat de la victime:
©polynesie
Avant que la Cour ne se retire, l'accusé a exprimé une dernière fois ses regrets vis-à-vis de la victime dira l’avocate générale:

une miraculée de vie, toute autre femme aurait succombé. 


L'accusé a dix jours pour faire appel de cette condamnation.