Procès Sarah Nui, les nourrices à la barre

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Procès Sarah Nui, les nourrices à la barre
©polynesie.la1ère
Le procès Sarah Nui se poursuit au tribunal correctionnel de Papeete. Ce lundi 5 hommes comparaissent ils ont servi d’intermédiaires et de nourrices – compte rendu d’audience.

 

« Une nourrice c’est quelqu’un qui veille sur ce que vous avez de plus précieux »


C’est pareil dans la drogue. La nourrice se charge de garder le stock de drogue ou de veiller sur l’argent. Ce matin, c’est d’abord  Tiahani Tsing  qui est interrogé. Il reconnait avoir récupéré de l’argent pour le compte de son cousin Tamatoa Alfonsi. Plusieurs dizaines de millions ont certainement transité entre ses mains.  Un simple coup de main d’après lui pour aider un membre de sa famille.
 

Besoin d’argent


Puis c’est au tour de Tamanui Fatuma. Lui est rentré dans le réseau de sa propre volonté. Il a cherché à se faire recruter par Tamatoa Alfonsi. Rien de plus simple il l’a tout simplement contacté par les réseaux sociaux. Ancien greffeur de perles aux Tuamotu, il justifie sa participation par le besoin d’argent. Il est l’époux d’une gardienne de prison, ce qui n’est pas le moins cocasse. Il affirme que son épouse n’a jamais rien su de ses activités.
 

Le gros bras a des trous de mémoire


Puis il y a Ihorai Andrew. L’homme est impressionnant par sa carrure. Un physique parfait pour assurer ses missions. Son rôle : aller récupérer l’argent auprès des clients récalcitrants. Le gros bras souffre cependant de trous de mémoire. «  Je ne sais pas » répondra-t-il souvent aux questions.

Les faits qu’il a reconnu il les assume pleinement et c’est l’objet de cette audience de dire les choses  

Maître Stéphane Maillard, avocat d’Ihorai Andrew

 

Victime de la drogue


Baptiste Pousset lui était consommateur d’ice. La spirale du besoin d’argent l’a poussé à vouloir participer au trafic. Il a eu du mal à se faire intégrer alors il était prêt à faire n’importe quoi pour y arriver. C’est du moins la théorie qui sera expliqué à la barre.

« Son plus grand regret c’est d’avoir rencontré l’ice, pas d’avoir rencontré Alfonsi »          

 Maître Laurent Curt, avocat de Baptiste Pousset

Aujourd’hui c’est un homme sevré qui cherche à  reconstruire un projet de vie.

25 personnes comparaissent à la barre dans le volet international de cette affaire. Tous sont soupçonnés d'avoir participé de près ou de loin à écouler 40 kilos d'Ice en Polynésie.
Le procès se poursuit demain avec l’audition des deux principaux acteurs, Tamatoa Alfonsi et Maitai Danielson.
 
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