Le projet de loi modifiant le statut de la Polynésie suit son chemin

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Mercredi 27 mars, la commission des lois à l’Assemblée nationale s’est réunie pour étudier certains articles de modifications du statut. Il a été question des crédits consacrés à la rémunération des personnels de la Polynésie, en particulier ceux des cabinets ministériels.
Le plafonnement à 3% permet l’embauche de seulement 5 agents de cabinets par ministère… Cette mesure mise en place en 2011 est obligatoire depuis 2014. Dans un soucis général d’économie et pour montrer l’exemple, le toilettage du statut de 2011 a limité l’embauche de personnels dans les ministères.

A la commission des lois de l’Assemblée nationale, Maina Sage précise que ces montants alloués ne permettent pas au gouvernement de fonctionner correctement.

Pourtant, dans son rapport sur l’action de l’administration depuis 2013, la Chambre Territoriale des Comptes  dénonçait que le gouvernement d’Edouard Fritch a respecté le seuil des 3% uniquement en 2016. La haute cour démontrait également que le coût des collaborateurs ministériels était effectivement en baisse de 10%... Mais à contrario, les dépenses totales des cabinets ministériels s’étaient maintenues à un niveau supérieur à 1 milliard cfp.

Est-ce donc le seuil des 3% qui est à l’origine de cette dépense exorbitante ? Quoi qu’il en soit, la décision d’augmenter le nombre de collaborateurs doit être prise par le gouvernement central et elle n’est pas de bonne augure. Pour rappel, en 2015, Jean Jacques Urvoas, alors président de la commission des lois à l’Assemblée nationale, y était déjà opposé.
 
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