Restrictions d'entrée aux USA: Air Tahiti Nui espère passer par le Canada

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Air Tahiti Nui
Le PDG d'Air Tahiti Nui Michel Monvoisin lors d'une conférence de presse, jeudi 12 mars 2020. ©Polynésie La 1ère / PTT
Air Tahiti Nui cherche une escale alternative pour ses vols Paris/Papeete. Vancouver fait partie des pistes à l'étude. Air France maintient ses vols Paris/Papeete/Paris mais seuls les citoyens américains et les résidents permanents pourront embarquer à Paris.
 
Face à la pandémie de coronavirus, le Président des Etats-Unis, Donald Trump, a annoncé mercredi la fermeture totale des frontières américaines à tous les passagers en provenance d’Europe, Royaume-Uni et citoyens américains exclus, à partir de ce vendredi minuit, pour les 30 prochains jours. L'annonce force les compagnies aériennes à trouver dans l'urgence des solutions pour continuer leur desserte de la Polynésie française. 
 
  • Air Tahiti Nui 
La compagnie au tiare a présenté ce jeudi après-midi ses "hypothèses" de travail pour continuer d'assurer la liaison entre Paris et Papeete. ATN cherche un aéroport qui permette de conserver les mêmes temps de vol, et Vancouver est pour l'heure la solution privilégiée. La compagnie dispose déjà de l'autorisation d'atterrir au Canada, elle attend juste confirmation d'un créneau horaire à Vancouver.

Air Tahiti Nui espère par ailleurs maintenir la fréquence de ses vols Papeete/ Los Angeles /Papeete, à l'heure actuelle 6 par semaine.
 
  • Air France étudie des "solutions de réacheminement" de Paris à Papeete 

Pour les journées du 12 et du 13 mars 2020, les vols de et vers les Etats-Unis se déroulent normalement.

A ce jour, les vols Air France Paris – Papeete – Paris sont prévus maintenus jusqu’au 28 mars 2020. Toutefois, des ajustements restent possibles au cours de cette période. Mais compte-tenu des restrictions d’entrée sur le territoire US, les clients hors citoyens et résidents américains, actuellement présents dans l’un des pays de l’espace Schengen, ne pourront pas être autorisés à embarquer à Paris.

Des solutions de réacheminements vers la Polynésie sont actuellement à l’étude.

Les clients au départ de Los Angeles vers Papeete pourront embarquer sur nos vols. Les clients au départ de Papeete vers Los Angeles ou Paris pourront également embarquer normalement dès lors qu’ils n’auront pas séjournés depuis moins de 14 jours dans un pays de l’espace Schengen avant leur départ de Tahiti.

Air France travaille avec ses partenaires KLM, Delta Air Lines et Virgin Atlantic à la mise en place d’un plan de continuité de la desserte des Etats-Unis pour ses clients au-delà du 28 mars 2020.

Air France Polynésie communiquera toute évolution relative à ces dispositions.
 
  • Air Tahiti suspend les collations à bord
Afin de limiter les échanges et rapprochements entre les passagers et les équipages, la compagnie intérieure Air Tahiti annonce qu'elle suspend le service de boissons et de collations à bord des appareils jusqu'à nouvel ordre. La compagnie domestique invite sa clientèle à prévoir, avant l'embarquement, les boissons et collations dont elle pourrait avoir besoin à bord.
 
Restriction d’entrée aux USA, ATN espère passer par le Canada

 
Coronavirus : l'inquiétude des compagnies aériennes
L'Association internationale du transport aérien (Iata) a demandé jeudi des mesures de soutien d'urgence, au lendemain de l'interdiction temporaire d'entrée aux Etats-Unis des voyageurs en provenance d'Europe, à l'exception des citoyens américains.

La décision prise par le président américain Donald Trump va "créer d'énormes pressions sur les flux de trésorerie des compagnies aériennes", a souligné le directeur général de l'Iata, Alexandre de Juniac, dans un communiqué, indiquant que ces dernières "auront besoin de mesures d'urgence pour surmonter cette crise".

Soulignant que l'épidémie de coronavirus avait déjà provoqué la faillite de la compagnie aérienne britannique Flybe début mars, il a estimé que le "dernier coup" porté par Washington au transport aérien "pourrait en pousser d'autres dans la même direction".

"Nous demandons aux Etats-Unis et aux autres gouvernements qui ont imposé des restrictions de voyage de suivre les recommandations de l'OMS (Organisation mondiale de la santé)", a écrit M. de Juniac.

Il a fait remarquer que l'agence spécialisée de l'ONU considère que les mesures qui entravent fortement le transport international doivent notamment être de "courte durée" et "proportionnée au risque sanitaire".

Le 5 mars, l'Iata a estimé que le virus pourrait coûter au transport aérien jusqu'à 113 milliards de dollars de pertes de revenus en 2020, mais elle a affirmé jeudi que ce chiffre n'était plus valable car il ne prenait pas en compte l'interdiction américaine et les mesures prises par d'autres pays dont Israël et l'Espagne.

En 2019, il y a eu environ 200.000 vols prévus entre les Etats-Unis et l'espace Schengen, soit environ 550 vols par jour ou encore 125.000 passagers par jour.

 
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