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Les zones rurales plus touchées par le chômage

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Les zones rurales plus touchées par le chômage / taravao
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Le taux de chômage a été dévoilé par l'ISPF. Dans cette étude, on compte deux constats importants : les jeunes non diplômés sont davantage touchés et les zones rurales sont plus concernées. Reportage à Taravao.
L'ISPF a dévoilé le taux de chômage dans l'archipel de la Société : il est de 14, 7%... Comme les précédentes études, cette dernière le démontre une nouvelle fois que les jeunes non diplômés sont davantage touchés par le chômage. Autre constat récurrent : les zones rurales sont plus concernées.

A la presqu'île, la recherche d'emploi est compliquée. Certains jeunes chômeurs trouvent heureusement des parades comme le service civique... Audrey est bachelière, elle n'a pas trouvé d'emploi. "C'est très difficile de trouver un travail. Il y a des patrons qui demandent soit le bac +,  le doctorat, d'autres pas du tout le bac... On ne sait pas où se situer". Comme chaque semaine, la jeune femme se rend au SEFI de sa commune avec le secret espoir d'avoir un peu de chance.


Le service civique, une formation nécessaire


Certains sont obligés de s'expatrier pour trouver un travail. Au SEFI Taravao, ils sont 150 demandeurs d'emploi chaque semaine à venir chercher de l'aide. Les profils sont très différents. "Bachelier ou déjà sorti de leurs études ou parce qu'il ne trouve pas de moyens du travail, on essaye de les aider comme on peut", souligne Titaina Heitaa, agent d'information SEFI de Taravao. 

Certains optimisent leur période de chômage avec le service civique. 60000 Fcfp financés par Etat et la commune pour sensibiliser la population au traitement des déchets. "On a fait un stage à Fenua Ma, on a compris l'importance du tri des déchets", confie Vaihirii Bachelière, 19 ans. Le service civique dure 8 mois, 8 mois d'apprentissage pour des jeunes chômeurs qui ont besoin d'aide avant d'intégrer le monde du travail. "Il faut avoir un comportement d'adulte (...) Quand je les ai reçu ils n'avaient aucune notion de ce côté là", souligne Maeva Paore, adjointe au maire de Teva I Uta.