Tu’iro’o : un concert unique à To’atā

musique
Tu’iro’o : un concert unique à To’atā
Rendez-vous samedi 10 octobre à To’atā à partir de 19h30 pour vivre ce concert qui promet d'être inoubliable.
Si les artistes internationaux se succèdent en concert dans cette grande salle de plus de 3 000 places, les artistes polynésiens de renom n’y ont pas accès si aisément. C’est de ce constat qu’est né le concert Tu’iro’o, dont c'est la 2e édition cette année et qui est porté par la Maison de la Culture, afin d’« offrir » la scène de To’atā à ces artistes qui ont écrit l’histoire de la musique polynésienne par leur engagement, leurs voix inoubliables, et les nombreux tubes qu’ils ont à leur actif. L'an dernier, le concert avait mis à l’honneur les belles voix féminines des années 80-90, avec une sélection de choix : Maire Tavaearii, Maruia, Elise Tahua et bien sûr les Tefafano sisters. Et ce fut un réel succès !
 

Place cette année à la 2ème édition, avec Kalou, Reia Poroi et Antoine Arakino afin de rendre un bel hommage à deux artistes incontournables de la musique polynésienne : Barthélémy et Coco Mamatui.

 
Rendez-vous samedi 10 octobre à To’atā à partir de 19h30 pour vivre cette soirée qui promet d'être inoubliable.


Hommage à Barthélémy et Coco Mamatui

 

Barthélémy
©In Vivo


Barthélémy est un célèbre auteur, compositeur et chanteur polynésien originaire de Hao, dans l’archipel des Tuamotu. Né le 03 octobre 1956 à Papeete, il décède en février 2015 à Pirae en laissant derrière lui une foule de chansons qui résonnent encore dans nos cœurs, nos fare et dans les bringues de tous les Polynésiens. Tout jeune, il est influencé par la musique de son oncle, Teiti Ganahoa, avec lequel il chante dès l'âge de dix ans. Sa carrière professionnelle débute en 1975, quand Alphonse Vanfau, qui dirige le label Studio Alphonse, décide de le produire. Barthélémy écrit et compose une bonne partie de ses chansons. La plupart de ses textes sont écrits en pa'umotu ou en tahitien. Il chante aussi en français ou parfois en anglais. Quand ils ne parlent pas d’amour, ses textes abordent des thèmes souvent légers, comme le bonheur et la douceur de vivre. Il est connu pour le caractère joyeux et entraînant de ses chansons, qui sont volontiers reprises dans les bringues. Il reçoit donc rapidement le surnom de "king" de la musique kaina. En juin 2005, Barthélémy remporte le concours de chants ultra-marins "9 semaines et 1 jour" organisé par RFO avec un de ses plus grands tubes "Café de l’amour". Cette récompense lui permet de se produire sur la scène des Francofolies de La Rochelle en juillet 2005. Barthélémy a enregistré plus de deux cents chansons et a sorti 15 albums tout au long de sa carrière.

coco mamatui
©Alain Mottet


Coco Mamatui est un éternel auteur, compositeur et interprète tahitien. Né le 20 mai 1938 à Pā'ōfa'i, ou, comme il aimait le rappeler “à la limite de Papeete et Faa’a”, il décède en juin 2019 en bouleversant les Polynésiens tant ses chansons sont ancrées dans les mémoires. Passionné de musique depuis son plus jeune âge, il a vécu près de 20 ans à Hawaii et aux Etats-Unis avant de revenir en Polynésie où il dispensera durant de nombreuses années des cours de musique et de chant aux élèves du Collège Notre Dame des Anges à Faa’a. Les célèbres chansons et mélodies de Coco, telles que "Te mata nei au", ou "E ho'i ia atu vau i te fenua", ou encore son album “Des Années 60” avec Les Super Boys, font de lui une figure incontournable de la scène artistique polynésienne. Coco Mamatui a également contribué, avec d’autres artistes, à composer l’hymne territorial « ‘Ia ora ‘o Tahiti Nui ». Coco Mamatui, c’était le mot juste sur une musicalité irréprochable ! Sincère et fusionnel avec son peuple et son fenua, il a chanté l’amour, la vie et a également porté des cris d’alerte face aux injustices. Homme de foi, Coco était également très engagé dans la vie de la communauté catholique à laquelle il a consacré une grande partie de sa vie et pour laquelle il a composé et mis en musique de nombreux cantiques.

Les artistes

 
kalou
©Polynésie la 1ère


Kalou est bien connu dans l’univers des soirées tahitiennes. Guitariste et interprète, il est à l’origine de la notoriété du Royal Kikiriri, célèbre dancing de Papeete ouvert en 1991 et qui a fermé ses portes en 2019. En effet, à son retour de France en 1994, il propose un tout nouveau style musical avec son acolyte Gilbert Martin, et un tout nouveau répertoire pour l’époque, constitué de reprises de musiques françaises ou américaines. L’ambiance diffère de la musique “kaina” qui animait la ville à cette époque, le style de Kalou plaît et les Polynésiens en redemandent. Kalou décide alors de créer le groupe Trio Kikiriri qui connaitra un énorme succès. Kalou est à la guitare et au chant, Vatea Gooding au chant et au ‘ukulele et Philippe Wong Hien est au clavier. Habitué à animer des soirées avec ce genre de formation, Kalou est charmé à l’idée d’évoluer dans un tout autre contexte, au chant uniquement, sans sa guitare et accompagné par un orchestre professionnel. Une première pour ce chanteur à la voix reconnaissable entre mille.
 
Antoine Arakino
©TFTN


Antoine Arakino est originaire de Reao (ou Natūpe), "le premier atoll béni par les rayons du soleil" car situé à l'extrémité Est de l'archipel des Tuamotu. Antoine Arakino, auteur, chanteur et compositeur, a "trouvé l'inspiration à Mataiea, lorsqu'un jour un pêcheur lui a confié être triste après que les arbres de purau devant la plage où il déposait ses filets avaient été coupés...". La musique est pour lui le meilleur moyen de faire passer des messages aux Polynésiens et son souhait premier est de "rendre les gens heureux" grâce à ses compositions. Antoine a la bringue dans le sang et sait rendre un public heureux. Plusieurs fois membre du jury du concours de Tā’iri Pa’umotu car expert de cette frappe unique, nous aurons la chance de le voir évoluer dans un registre différent du sien, avec un riche orchestre professionnel, sur la scène mythique de To'atā. Antoine est véritablement enthousiasmé par ce concert Tu’iro’o. En effet, rendre hommage à Coco Mamatui qui l’a inspiré et à son cousin germain Barthélémy à To'atā, est pour lui un réel bonheur.
 
Reia Poroi
©TFTN

Reia Poroi a commencé à chanter relativement tardivement, lorsqu’elle reprend ses études à l’université. Elle découvre le karaoké grâce à ses copines de classe et depuis elle ne quitte plus le micro. Inspirée par Patrick Noble et Esther Tefana, elle décide de tenter une aventure musicale. Et ça marche ! Avec sa voix émouvante et délicate, elle interprète des registres extrêmement variés allant de la chanson tahitienne au jazz, à la pop, ou encore à la chanson française. Aujourd’hui, on retrouve Reia dans les hôtels et restaurants de l’île où elle se produit régulièrement. 
 
orchestre
©TFTN
  • Bruno Demougeot, au piano et chef d’orchestre
  • Roger Tetuanui, à la guitare
  • Fariki Mai, à la basse
  • Hans Faatauira, aux percussions et ‘ukulele
  • Dany Teriihoania, au clavier
  • Joseph Lai, à la batterie
Bruno Demougeot est professeur de piano et coach vocal. Il commence la musique très jeune, dans un environnement plutôt classique, auquel il mêle rapidement des influences modernes, venues de cultures différentes. Devenu professionnel, il a accompagné plusieurs de nos artistes renommés : Tapuarii par exemple, ou encore Gabilou à l’Olympia, sans oublier le 1er concert Tu’iro’o à To’atā. Pour ce concert, il s’est chargé avec les artistes de choisir les chansons, de les préparer avec l’orchestre et de les répéter avec les chanteurs. Sur scène, il sera le chef d’orchestre de la soirée, tout en étant au piano.
 

Tarifs 

 
  • 1 500 Fcfp pour les adultes
  • 1 000 Fcfp pour les enfants de – de 12 ans et les PSH*
  • Billets en vente sur place et en ligne sur www.maisondelaculture.pf
Live streaming :
Sur le site internet de la Maison de la Culture, espace “Culture Chez Vous
  • En live : 1 200 Fcfp
  • En replay : 800 Fcfp
Renseignements : 40 544 544 / FB : Maison de la Culture de Tahiti / www.maisondelaculture.pf
 
Protocole sanitaire 
  • MASQUE OBLIGATOIRE DANS TOUS LES ESPACES.
  • Dispositif en tribune et en fosse d’un siège sur deux.
  • Sens de circulation dans tous les espaces.
Les Outre-mer en continu
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