Annick Girardin au contact de la réalité des îles

gouvernement tahiti
Annick Girardin au contact de la réalité des îles
©polynésie.la1ere
La ministre de l’outremer est en visite à Rangiroa pour la journée. Un voyage placé sous le signe de la trajectoire 5.0
 

Trajectoire 5.0


Zéro déchet, zéro carbone, zéro polluant agricole, zéro vulnérabilité et zéro exclusion. 

Lancée en Avril dernier cette stratégie apporte un cadre à l’application des politiques publiques. La Polynésie pourrait être un champ d’application idéal pour cette grande ambition.

En visite à Rangiroa, Annick Girardin a pu toucher du doigt les réalité et les difficultés rencontrées par les populations des îles. Dans un discours poignant, le maire de Rangiroa, Teina Maraeura a rappelé que les atolls sont les premiers touchés par le dérèglement climatique.

« Nous sommes bien loin des sociétés industrielles, bien loin des gaz à effet de serres, mais nous sommes les premières victimes de ce changement climatique. Je ne vous demande rien, parce que vous avez déjà apporté beaucoup. On vous demande juste de pouvoir continuer à vivre sur cette terre où nous sommes, où nous sommes nés. Nous avons l’impression que votre projet de trajectoire 5.0 est fait pour nous.»


Rangiroa, deuxième plus grand atoll au monde et atoll le plus peuplé de la Polynésie, ne dispose pas d’abri de survie. Pour l’heure, en cas de cyclone, la population se réfugie dans la salle omnisports et l’école primaire.

« Oui, Mr le maire, cette trajectoire 5.0 est faite pour vous. Le zéro exclusion, répond parfaitement à vos problématiques. »

Traitement de l’eau


La ministre s’est également satisfaite du système de traitement d’eau courante de Rangiroa. La commune possède une centrale de production d’eau potable opérationnelle, à partir de récupération d’eau de pluie. « C’est ingénieux ». Le potabilisateur traite 1000L/heure, et l’eau est vendue à 13 Frc / L, avec un système de carte prépayée.
Annick Girardin au contact de la réalité des îles
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Dépotoir à ciel ouvert


Impossible de visiter les infrastructures de l’île sans passer devant le dépotoir.

Bien connu pour ses lagons turquoises ou encore sa fameuse passe de Tiputa, la commune utilise un lac pour y mettre ses déchets, dont la plupart ne sont pas triés. On y trouve de tout : plastiques, pneus, vieux appareils électroniques pour ensuite les recouvrir avec de la soupe de corail…devant un tel constat, la ministre regrette et assure : « L’état peut les aider en matière d’ingénierie ». Elle a par ailleurs insisté sur le nécessaire tri des déchets.

La visite s’est poursuivie par l’inévitable chais de Rangiroa.
 
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