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Charte du parc national de la Réunion, l'enquête publique commence...

L'enquête publique sur la charte du Parc national de la Réunion débute le 4 décembre. Tous les citoyens peuvent donc donner leur avis. Certains n'y manqueront pas. Le projet a ses opposants.

Daniel Gonthier, président du conseil d'administration du Parc national, présente la charte. © Delphine Poudroux
© Delphine Poudroux Daniel Gonthier, président du conseil d'administration du Parc national, présente la charte.
  • Par Erwann Ponnet
  • Publié le , mis à jour le
Dans les 24 communes de l'île, l'enquête publique sur le projet de charte du Parc national de la Réunion aura lieu du 4 décembre 2012 au 24 janvier 2013. Pour commencer, les 7 membres de la commission d'enquête assureront, pendant 48 heures, des permanences dans les mairies pour recevoir en personne les observations du public. Et cela ne devrait pas tarder...

Depuis sa création en mars 2005, le territoire du parc comporte deux zones aux statuts bien distincts : le coeur qui s'étend sur 105 000 hectares, 42% de la superficie de l'ile, est soumis à une protection forte, et l'aire d'adhésion qui couvre 88 000 hectares et qui épouse les limites administratives des hauts. Ce second périmètre correspond aux zones habitées et cultivées de mi-altitude ainsi qu'au fond des cirques de Cilaos et de Salazie et de la Plaine des Palmistes.

© Parc national de La Réunion - Sources : BDTopo © IGN 2009 et Parc national de La Réunion - Fond cartographie : Estompage BDALti © IGN
© Parc national de La Réunion - Sources : BDTopo © IGN 2009 et Parc national de La Réunion - Fond cartographie : Estompage BDALti © IGN

Ce sont donc près de 200 000 hectares de superficie qui sont concernés par une charte qui, à terme, a vocation à être appliquée y compris sur les territoires des communes qui n'y adhèrent pas. A ce jour, 4 communes ont émis un avis défavorable ou trés réservé sur le projet de charte : Cilaos, Entre-Deux, Saint-Philippe et Saint-Leu. 9 communes ne se sont pas prononcées et 11 ont émis un avis favorable.

Les opposants au projet ont depuis des années fait entendre leur voix. Pour ces agriculteurs, artisans ou simples habitants des zones protégées, le cadre légistalitf du Parc est trop contraignant. L'enquête publique sera l'occasion pour eux de réaffirmer que le projet est, à leurs yeux, un frein au développement économique.
Armande Ravilly excerce une activité commerciale dans le parc… Elle tient un commerce sur la route des laves à Sainte Rose … Et son bras de fer avec le Parc ne date pas d’aujourd’hui … Delphine Poudroux l'a rencontré

Parc national de la Réunion



Au siège du Parc national, de la Réunion, à Saint-Denis, on conteste évidemment une vision "erronée". Pour Daniel Gonthier, président du conseil d'administration du Parc, et Marylène Hoareau, la directrice, la "charte n'a pas pour logique de s'opposer à toutes formes d'activités mais de les réguler et de les encadrer afin qu'elles restent compatibles avec la préservation des patrimoines".
Avant de rappeler : "il ne s'agit pas de se prononcer pour ou contre la charte : l'enquête publique n'est pas un référendum".


Pour en savoir plus sur le projet de charte du parc national de La Réunion

Le public peut aussi faire part de ses observations au president de la commission d'enquête :

- par courrier postal : commission d'enqu^te pour la charte du parc national de la Réunion - Préfecture de la Réunion - DRCTCV4 - Place du Barachois - 97405 Saint-Denis cedex

-par courrier électronique : charte.parc.national.reunion@gmail.com

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