réunion
info locale

Assises : meurtrier par jalousie

justice
Assises meurtrier à 18 ans
©REUNION 1ERE
Trente ans de prison c’est la peine encourue par Jean-Kévin Soméra-Moti. Il est jugé par la cour d’assises pour le meurtre en décembre 2010 de Yohan Itéma.
Le 14 décembre 2010, en fin de matinée, Jean-Kévin Soméra-Moti, 18 ans, pense reconnaître le nouveau petit copain de son ex.
Les insultes fusent. Yohan Itéma, 19 ans, nullement impressionné, s’approche bien décidé à en découdre. Après un léger « râlé-poussé » et quelques coups, le jeune bénédictin s’écarte.
L’accusé profite de ce laps de temps, pour sortir son couteau de chasse et frapper son adversaire.
Yohan Itéma, mortellement touché, s’effondre sur le parking où il décède en quelques minutes malgré l’intervention des secours.
Pour l’accusation, Jean-Kévin Soméra-Moti est venu, armé, avec une intention criminelle. Il n’y a pas eu de préméditation, mais les faits sont têtus, quelques jours plus tôt il a caillassé la voiture de sa victime.
Pour la défense, en revanche, pas de doute. Jean-Kévin Soméra-Moti s’est trompé d’adversaire. Il a réagi quand il a vu qu’il n’avait pas le dessus. L’intention de tuer n’existe pas.
Si cette version des faits est entendue par les jurés, l’affaire sera requalifiée en coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans l’intention de la donner. Dans le cas contraire, le jeune bénédictin sera jugé pour meurtre. Il encoure 30 ans de réclusion criminelle. La réponse, vendredi dans la journée.Reportage du 14 décembre 2010 : Michèle Ozoux, Willy Thévenin et Francis Bourgouin
Fulmart rejugé
Le Saint-Louisien accusé de viol, par une amie de sa compagne, et qui a bénéficié d'une relaxe la semaine dernière, sera à nouveau jugé par la cour d'assises. L'avocat général avait requis 10 ans de réclusion criminelle à l'encontre de l'accusé. Il n'a pas été suivi par les jurés et a donc interjeté appel du verdict.
L'affaire remonte à la nuit du 12 au 13 novembre 2010 à la suite, d'une soirée très arrosée sur le parking d'une grande surface de Saint-Louis, Claude Fulmart aurait abusé de sa victime. Un passage qu'il conteste en expliquant que la victime n'est pas à son goût.
Publicité