Escroquerie chez l'assureur : des saisies demandées au juge des libertés

faits divers
SAAR assurances
- 181 chèques destinés aux assurés de cette agence ont été détournés par l'employée indélicate, pour un montant de 400.000 euros ©Réunion 1ère
La justice va demander au juge des libertés et de la détention de saisir les biens achetés par la famille grâce à l'escroquerie. Un blanchiment d'argent qui porte sur 400 000 Euros et qui aurait permis l'acquisition d'un appartement et de deux maisons.
Après 36 heures de garde à vue, la mère et ses deux enfants, impliqués dans le détournement de 181 chèques destinés à rembourser des assurés sont désormais libres. Le second fils de la famille, ancien employé de banque, a été invité à s'expliquer mercredi. Tous ont quitté Malartic en fin de journée, après avoir reconnu devant les inspecteurs de la brigade financière qu'ils étaient conscients de l'escroquerie organisée par la mère.

Beaucoup de petits chèques

Au final, en cinq ans, ce sont près de 400 000 Euros qui ont été détournés par l'employée indélicate en charge de la gestion des remboursements des sinistres. Très maligne, la femme, âgée de 57 ans, se versait des chèques de 200 à 400 Euros. Des sommes destinées à dédommager des petits sinistres et dont les bénéficiaires ignoraient l'existence. D'où l'absence de plainte depuis cinq ans.

Blanchiment d'argent

En fait, le système explose quand la direction du Crédit Agricole se penche sur les opérations bancaires de la mère de famille. Six comptes, dont certains, au nom de son fils et de sa fille, s'échangent des sommes. Tous sont biens pourvus et permettent à leurs bénéficiaires de demander des prêts pour s'acheter un appartement, une maison ou une voiture. Ce dernier point est visé par la loi concernant le blanchiment d'argent. La justice par l'intermédiaire du procureur de la République va saisir le juge des libertés et de la détention afin d'obtenir la saisie des biens achetés grâce à l'escroquerie. Une manière d'assurer, sans jeux de mots, le remboursement des victimes.