Un vaccin contre le chikungunya d’ici 4 ou 5 ans

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Le moustique Aedes aegypti, vecteur de la dengue
©CC - Muhammad Mahdi Karim
L’info va ravir tous les réunionnais. D’ici cinq ans, un vaccin contre le chikungunya pourrait être associé à celui qui permet de protéger les enfants contre la rougeole. Les recherches avancent à grand pas, selon le magazine spécialisé dans les questions de médecine Futura-Santé. 
Un vaccin devrait être disponible avant 2020. Une annonce et un espoir pour La Réunion.
Comment, en effet, oublier l’épidémie de chikungunya qui a balayé La Réunion entre 2005 et 2006 ? 300 000 habitants contaminés et 248 décès directs ou indirects associés à l’épidémie.
Chikungunya : la traduction littérale de la langue Bantoue en français,  la maladie de l’homme courbé.
Des images terribles, correspondant à cette définition, sont encore dans toutes les mémoires. Tous les ans, des campagnes « kass moutik » rappellent à la population qu’il est indispensable d’éliminer de son jardin les eaux croupissantes sous peine de voir ressurgir le Chik.
 
Le vaccin sera-t-il rentable ?
 
Pour que notre département et les régions du sud de la France menacées par l’aedes (ou moustique tigre, le vecteur de la maladie) ne vivent plus avec cette épée de Damoclès au dessus de la tête, l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) et l'institut Pasteur travaillent d’arrache-pied pour mettre au point le fameux vaccin.
Dans un premier temps, les deux agences se sont rapprochées des Américains qui avaient travaillé sur cette maladie dans les années 70. Mais comme le souligne le chercheur Frédéric Tangy dans la publication de Futura-Santé : « Les grands groupes pharmaceutiques s’engageront dans le projet, si il est économiquement rentable. Par ailleurs, le chikungunya est très douloureux, mais peu mortel ».
 
La phase 2 va commencer
 
Afin que la problématique récurrente de l’argent ne soit plus un problème, les chercheurs souhaitent associer ce vaccin à celui de la rougeole. Cette combinaison permettrait sa diffusion à moindre coût et donc éliminerait les questions de la rentabilité dans la production. Cette étape est essentielle pour les chercheurs qui avancent à grands pas désormais ! 
Les premiers tests sur des animaux ont été concluants. La phase 1 est donc sur le point de s’achever et la phase 2 va pouvoir commencer. La course est lancée et la France n’est pas seule sur la ligne de départ.      
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