Assises : Cyril Payet avait été condamné à 30 ans en 2012 et il fait appel en 2013

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La cour d’assises de La Réunion rendra son verdict en fin de journée dans le meurtre de Florence Dijoux. Cette femme de 40 ans avait été abattue d’une balle dans la tête en 2009 par Cyril Payet. L’accusé avait été condamné à 30 ans de réclusion criminelle lors du premier procès.
Les avocats ont pour habitude de dire que leurs pires contradicteurs, à la barre du tribunal, sont leurs clients.
Cet adage se vérifie encore et toujours avec Cyril Payet accusé du meurtre de sa concubine Florence Dijoux.
Le quinquagénaire est jugé pour la seconde fois par la cour d’assises de La Réunion. L’année  dernière, il avait été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une peine de sûreté de 22 ans.
 
Un accident ?
 
Le 27 mars 2009, une détonation retentie dans le quartier de Curepipe à la Rivière-Saint-Louis. Florence Dijoux, 39 ans, mère d’une jeune fille s’écroule au milieu du salon de son appartement. Elle a été touchée d’une balle en pleine tête.
« Je reconnais que j’ai tiré, mais je n’ai jamais voulu la tuer. Je suis tombé et le coup est parti », Cyril Payet, tente de servir une nouvelle fois sa version peu crédible du déroulement des faits. D’ailleurs, l’homme déjà connu de la justice n’assume pas les agressions dont il est responsable.
 
Des précédents violents
 
Si Florence Dijoux, sa victime, vient de rompre, c’est qu’elle a peur de lui. Elle vient d’apprendre qu’il a défiguré son ancienne compagne en lui versant de l’huile sur le visage alors qu’elle dormait. Elle vient aussi d’être informée que l’accusé a jeté un mélange d’eau bouillante et de white-spirit au visage du nouvel ami de son ex. « L’affaire que vous jugez aujourd’hui est le copié collé des affaires précédentes », prévient le Dr Moutou, expert-psychiatre : « Il est immature, narcissique, jaloux et colérique. Il n’a pas d’empathie, n’éprouve aucun regret et se lamente uniquement sur lui-même ».
 
Perpétuité ?
 
Après un tel portrait psychologique, l’avocat de la défense doit convaincre les jurés  que la thèse accidentelle avancée par son client n’est pas une fuite des responsabilités. Un challenge compliqué car dans le même temps, l’accusation et la partie civile sont confortés dans la description d’un être froid égocentrique et de réclamer la confirmation des peines infligées par la cour d’assises en 2012. L’enjeu est de taille pour Cyril Payet qui encoure une nouvelle fois la peine maximum.