Les immatriculations de Mercedes doivent reprendre selon le juge du conseil d’Etat

économie
20130806 Mercedes
Les ventes de voitures de cette marque allemande n'ont jamais cessé à La Réunion. En revanche, les concessionnaires locaux attendaient la décision du juge du conseil d'Etat pour reconstituer leurs stocks. ©Philippe Hoareau
La Réunion était à l’abri d’une rupture de stock et les Mercedes en vente localement n’étaient pas visées par l’interdiction d’immatriculation. Cependant, le juge des référés soulage les concessionnaires locaux. Les carnets de commande peuvent se remplir sans crainte. 
La décision était attendue par tous les futurs acquéreurs de véhicules allemands. Les nouvelles étoiles avaient-elles encore le droit de circuler en France sans changer le gaz des climatiseurs ?
La réponse du juge des référés du conseil d’Etat est tombée ce mardi 27 août en fin de journée : oui et sous deux jours.
La France avait suspendu les immatriculations de ces berlines de luxes (classe A et B), début juin au prétexte que leurs climatiseurs contiennent un gaz jugé dangereux pour la couche d’ozone.  
 
Les salariés peuvent souffler
 
Bruxelles impose en effet l’utilisation du R1234yf qui serait plus respectueux pour l’environnement que le gaz de refroidissement choisi par le constructeur d’outre-Rhin. Cette crise majeure entre l’Etat français et la marque à l’étoile avait abouti à l’arrêt des livraisons sur le territoire national. 4500 clients attendaient la décision du juge des référés et 1600 emplois, selon les concessionnaires, étaient en suspend.
Finalement, ce premier round est remporté par Mercedes, mais un second procès devant le conseil d’Etat, cette fois sur le fond, est attendu d’ici à un an. La décision pourrait être inversée.