Les parents de Loïc Louise veulent faire interdire le Taser

faits divers
Lieu du décès de Loïc Louise à La Ferté Saint-Aubin
C'est ici, devant la résidence Priou, à la Ferté-Saint-Aubin, qu'est décédé Loïc Louise. Le bénédictin, originaire de Bourbier-les-Hauts, âgé de 21 ans, se battait avec ses cousins quand les gendarmes sont intervenus. ©DR
Une équipe de France Télévisions a rencontré les parents de Loïc Louise, décédé dimanche 3 novembre après avoir reçu une décharge de Taser. Ils dénoncent les différentes versions qu’on leur donne sur la mort de leur fils et l’utilisation du Taser qu'ils jugent abusive.
Arrivés de la Réunion mercredi, 3 jours après le décès de leur fils de 21 ans, Berthe et Johny Louise sont en pleine détresse. « Nous sommes confus, car on a plusieurs versions. Il y a encore beaucoup de zones d’ombres : les témoignages qu’on a eus, ce que le procureur nous a dit, on voit qu’il y a beaucoup de choses qui se contredisent » confie Berthe, la mère de Loïc. « Seuls les témoins nous donnent la même version ».
 
"C’est le coup de Taser qui a tué mon fils"
 
D’après les témoignages recueillis par la famille, Loïc se serait avancé les mains libres vers un gendarme. Seul, alcoolisé, il ne pouvait pas être agressif, selon eux. Pourtant, le gendarme n’aurait pas hésité à utiliser son Taser. « Selon un témoin un gendarme aurait dit à son collègue qui se servait du Taser « c’est bon, ça suffit maintenant ». On nous a également dit que le policier n’était pas bien après, parce qu’il a sans doute compris qu’il était trop tard » pleurait la mère du jeune homme.
 
« Mon fils n’était pas un délinquant, ni un criminel. Il n’avait pas d’arme. Mon fils avait ma corpulence, les policiers auraient pu le neutraliser autrement, surtout qu’ils sont formés pour ça. (...) C’est le coup de Taser qui a tué mon fils » a ajouté le père de famille.
 
"Mon seul combat c’est faire en sorte que le Taser ne soit plus utilisé"
 
L’oncle de Loïc accuse, lui, la mauvaise utilisation du pistolet à impulsion électrique . « Est-ce que la distance entre le Taser et Loïc était suffisante ? Est-ce que la durée de son utilisation a été respectée ? »
 
« L’affaire est difficile, je veux que justice soit faite. Loïc n’est plus là, mon seul combat c’est faire en sorte que le Taser ne soit plus utilisé » explique Berthe, la mère de Loïc.
 
En France, depuis 2010, l’utilisation du Taser est liée à la mort de trois personnes.
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