Saint-Benoît : le meurtrier présumé face au juge dans l’après-midi

faits divers
Meurtre à Saint-Benoît
©Réunion 1ère
En garde à vue depuis samedi minuit, Jean-Michel Rousseau, 44 ans, devrait être déferré en fin de journée au tribunal. Il devrait être mis en examen pour l’assassinat de Jonathan Tamerlo, 32 ans. Il a reconnu avoir frappé sa victime avec un couteau en plein thorax.
A moins d’un rebondissement de dernière minute où d’une remise en cause de ses aveux, Jean-Michel Rousseau, meurtrier présumé de Jonathan Tamerlo, devrait être déferré au tribunal de grande-instance de Saint-Denis dans l’après-midi. Interpellé par les gendarmes cité Hyacinthe, samedi vers minuit, alors qu’il sortait de l’appartement de sa sœur, le bénédictin de 44 ans n’a pas opposé de résistance. Entendu dans la foulée sur son passage à l’acte, il a reconnu les faits sans difficulté, expliquant aux enquêteurs avoir voulu mettre un terme aux insultes répétées de la victime. Des injures qui duraient depuis des années. La victime, bien connu des forces de l’ordre et de la justice, avait croisé son bourreau en prison avant de le retrouver, samedi après-midi, au bar de la Marine situé en bord de mer.
 
Une vengeance préméditée
 
Jean-Michel Rousseau venait de sortir de prison. Il avait été jugé et incarcéré en 2011 pour exhibition. Depuis son retour à Saint-Benoît à chaque rencontre la victime l’insultait et le menaçait. L’adversaire étant imposant et bagarreur, le futur meurtrier a décidé de mettre un terme aux brimades en s’armant d’un couteau. Des proches aurait croisé, Jean-Michel  Rousseau, le matin du drame et l’aurait banalement interrogé sur son programme du jour : « J’ai un problème à régler », aurait-il dit. Cette affirmation pourrait lui valoir d’être poursuivi pour assassinat. La préméditation pouvant en effet être retenue à l’encontre du suspect. Il encoure la réclusion criminelle à perpétuité.
Thierry Chenayer