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Grève des stations-service : les députés veulent empêcher la fermeture totale des pompes

Un amendement visant à réduire l’impacte d’une grève des gérants de stations-service a été déposé par treize députés d’outre-mer. Monique Orphé, Jean-Claude Fruteau et Patrick Lebreton ont signé ce texte qui risque de créer de nouvelles tensions.

© reunion.1
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  • Par Fabrice Floch
  • Publié le
Chantal Berthelot, Gabriel Serville, Guyane ; Eric Jalton, Guadeloupe ; Bruno-Nestor Azerot, Martinique ; Boinala Saïd, Ibrahim Aboubacar, Mayotte ; Jean-Claude Fruteau, Patrick Lebreton, Jean-Jacques Vlody, Monique Orphé, Réunion ; Gabrielle Louis-Carabin, Annick Girardin, Saint-Pierre et Miquelon, Napole Nopulété, Wallis et Futuna, ont déposé l’amendement à la fin de la grève des gérants de stations-service. Ils demandent qu’il entre en application au plus tard trois mois après qu’il ait été voté.
 
La fin de la pénurie
 
Le 8 février dernier, 13 députés ont déposé un amendement pour permettre au préfet de limiter l’impact de la grève des gérants de stations-service. Ils demandent qu’au moins un quart des détaillants soient approvisionnés en cas d’ « interruption volontaire de son activité ».
Ils demandent qu’une liste des stations soit déterminée. Elles devront être réparties équitablement sur l’ensemble du territoire. Cet amendement exclu de fait, une grève des salariés ou des circonstances exceptionnelles.
 
Pas de transports en commun
 
Les députés signataires de l’amendement justifient ce texte par la composition du tissu économique des départements d’outre-mer. Un tissu composé : « à 85% par de très petites entreprises. Leur trésorerie ne leur permettent pas de supporter des périodes d’inactivité forcées, souvent synonymes de pertes irrémédiables ».
Dans ce même texte, les députés rappellent que les transports en communs de l’outre-mer sont peu ou pas développés. Salariés et entrepreneurs sont donc dépendants de leurs voitures et par voie de conséquence de l’essence.
Ils demandent de plus que les futurs grévistes informent les autorités trois jours avant le déclenchement du mouvement.
 
L’amendement n°266 dans son intégralité :

 

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