Malgré une nouvelle saisie, le trafic de tortues malgaches est toujours florissant

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tortue radiata
La tortue étoilée, ou tortue rayonnée (Geochelone radiata), se trouve dans le sud et le sud-ouest de Madagascar.
La douane malgache vient de saisir plus de 500 tortues à l’aéroport d’Ivato. Cela n’empêche pas le trafic de prospérer. Selon le WWF, ce sont plus de 5.000 tortues qui sont exportées illégalement chaque mois, pour être revendues entre 1.400 et 10.000 euros dans le Sud-Est asiatique
Cette fois, il s’agissait d’un ressortissant égyptien en partance pour Nairobi. Les douanes malgaches ont tout simplement passé ses bagages aux rayons X, et l’image qui est apparue n’a pas laissé de doutes. Plus de 500 tortues étaient à l’intérieur, dans des sacs. Le passager-contrebandier, conscient qu’il allait se faire prendre, a disparu de l’aéroport et ne s’est pas présenté à l’embarquement.

Mais cette saisie ne signifie pas, loin de là, que la lutte contre le trafic de tortues est gagné.  Si les autorités malgaches font état de 93 à 2.800 tortues saisies mensuellement, le traffic s’élèverait à plus de 5.000 selon un rapport du Fond mondial pour la vie sauvage (World Wildlife Fund-WWF) publié en mars dernier.

De 5 à 10.000 euros pour une Angonoka

Elles sont exportées illégalement essentiellement vers le Sud-Est asiatique, en particulier la Malaisie, où elles sont soit consommées, soit adoptées comme animaux domestiques. Les prix peuvent grimper jusqu’à 1.400 euros, et même 5 ou 10.000 euros pour les espèces les plus rares comme l’Angonoka.
Le trafic étant juteux, ils sont encore nombreux à avoir tenté le coup en 2014. Le 12 mars dernier, un Malgache de 38 ans s’est fait prendre à l’aéroport international d’Ivato, avec 127 tortues dissimulées dans une valise. Une semaine plus tôt, c’est une ressortissante russe qui s’est fait pincer avec 49 animaux.

Par air et par mer

Mais la voie aérienne devient plus risquée à mesure que les contrôles deviennent plus fréquents. Du coup, les réseaux font également sortir les animaux par voie maritime.
Malgré ces chiffres inquiétants, il semble que la situation s’améliore puisqu’une autre étude menée par le WWF en 2005, chiffrait à 60.000 le nombre de reptiles exportés frauduleusement.
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