A La Réunion, huit habitants sur dix sont nés dans l’île

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Les rues de Saint-Denis, à La Réunion. ©Imaz Press
Publiée ce lundi 3 octobre, une étude de l’Insee révèle que 82,5 % des habitants de La Réunion y sont nés, soit huit habitants sur dix. C’est la deuxième région de France où la part de natifs parmi ses habitants est la plus élevée.

Selon une étude de l’Insee, publiée ce lundi 3 octobre, plus de huit habitants de La Réunion sur dix y sont nés, soit 82,5 % des habitants

Huit habitants de La Réunion sur dix y sont nés

En 2018, huit habitants de La Réunion sur dix y sont nés. La population vivant à La Réunion est composée en très large majorité de personnes qui y sont nées. L’île compte 706 000 natifs sur les 856 000 habitants en 2018.

La Réunion est la deuxième région de France où la part de natifs parmi ses habitants est la plus élevée derrière la Martinique (84,4 %) et devant la Guadeloupe (80,6 %).

Depuis 1990, le nombre de natifs augmente fortement, mais moins vite que la population née en dehors de l’île.

Moins de natifs en 30 ans avec les migrations

Comme dans la plupart des autres régions, la part de natifs recule en 30 ans, sous l’effet des migrations.

À La Réunion, les deux tiers des personnes qui ne sont pas nées sur l’île sont nées dans l’Hexagone : elles forment 11,6 % de la population en 2018. Toutefois, les arrivées de natifs de l’Hexagone sont deux fois moins importantes sur la décennie passée que dans les années 1990.

Les natifs de Mayotte et de pays de l’océan Indien proches de La Réunion (Madagascar, Maurice, Comores) représentent 4,5 % de la population réunionnaise. Très peu d’étrangers et d’immigrés résident sur l’île.

Des couples "mixtes" plus nombreux

En 2018, la majorité des couples (69 %) qui vivent sur l’île unissent deux personnes nées à La Réunion, tandis que 19 % des couples sont composés de deux personnes qui ne sont pas nées dans la même zone géographique. Parmi ces couples « mixtes », 8 sur 10 sont constitués d’une personne née à La Réunion et d’une personne née ailleurs, en grande majorité dans l’Hexagone.

L’accès à l’emploi progresse pour les natifs

Entre 1990 et 2018, l’accès à l’emploi progresse nettement pour les personnes nées à La Réunion, en lien avec la forte élévation de leur niveau de formation. En 2018, 60 % des personnes natives de l’île sorties du système scolaire détiennent un diplôme qualifiant, contre 17 % en 1990.

Ils accèdent aussi plus souvent à des postes de cadres ou de professions intermédiaires. Cependant, leur taux d’emploi reste inférieur à celui des natifs de l’Hexagone.

Pour ces derniers, le taux d’emploi stagne, tandis qu’il recule pour les natifs de la zone océan Indien proche de La Réunion (Mayotte, Madagascar, Maurice, Comores).

Saint Denis, commune la plus cosmopolite

Saint-Denis est la plus cosmopolite des communes de l’île, accueillant une plus forte part de natifs de la zone océan Indien et de l’Hexagone.

C’est dans le chef-lieu que la part de natifs de l’île est la plus faible (74 %). Aux côtés de ces natifs de La Réunion, 14 % des habitants sont nés dans l’Hexagone, 10 % dans la zone OI (Mayotte et pays proches) et 2 % ailleurs dans le monde.

Le Sud-Ouest, très attractif pour les natifs de l’Hexagone

Les communes du Sud-Ouest sont particulièrement attractives dans les années 2010 pour les natifs de l’Hexagone, alors que c’est le cas de Saint-Denis et Saint-Benoît pour les natifs de la zone Océan Indien.