Aéroplace, le premier forum aéronautique de l’Océan Indien, se tient à La Réunion

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Aéroplace, le premier forum aéronautique de l’Océan Indien, se tient à La Réunion
Aéroplace, le premier forum aéronautique de l’Océan Indien, se tient à La Réunion. ©Réunion La1ère
Aéroplace, le premier forum aéronautique de l’Océan Indien se tient en ce moment même au Détachement Air 181 de l’aéroport Roland Garros. C'est le moment d'obtenir des informations sur les métiers du secteur qui créé entre 2500 et 3000 emplois directs à La Réunion.

Maintenance, conception, sécurité, ou encore pilote d'avion : le secteur aéronautique regorge de métiers. C'est le moment d'obtenir des informations sur ce secteur.

Aéroplace, le premier forum aéronautique de l’Océan Indien se tient en ce moment même au détachement Air 181 de l’aéroport Roland Garros. Une partie du forum est accessible au grand public en virtuel en raison de la crise sanitaire du Covid-19. Un espace est aussi réservé aux professionnels, en présentiel.

"Mettre en valeur l'aéronautique réunionnaise"

L'organisation de cet événement est saluée par les professionnels du secteur. Y compris par le pilote de rafale réunionnais Sébastien "Babouc" Nativel, qui est actuellement en déplacement à La Réunion.

"C'est une fierté péï de voir qu'il y a du potentiel [ici], l'aéronautique réunionnaise existe et il faut la mettre en valeur", réagit le militaire qui a eu lui même eu l'occasion à son arrivée dans l'île de se rendre au détachement Air 181, aux côtés d'une soixantaine de collégiens, dans le cadre de la commémoration du 103ème anniversaire de la mort de Roland Garros.

Regardez l'interview complète du capitaine Sébastien "Babouc" Nativel :

Capitaine Sébastien Nativel, pilote de rafale

Entre 2500 et 3000 emplois directs

"L’armée de l’air recrute dans plus de 50 métiers : des métiers traditionnels de pilote, mais aussi des métiers plus novateurs dans le côté cyber ou espace", explique le colonel Romain Gaston, commandant du DA 181.

Le métier de pilote de transport aérien fascine toujours autant le public, mais il y en a beaucoup d’autres. "Aujourd’hui, il y a entre 2500 et 3000 emplois directs sur la filière aéronautique et la branche du transport aérien, explique Grégory Ah-Kiem, chargé de mission Aérotech OI. Et c’est une dizaine de milliers d’emplois indirects générés par la plateforme aéroportuaire".

Regardez le reportage de Réunion La 1ère :

Le premier forum aéronautique se tient à La Réunion. Reportage

 

Des avions et des drones

Le drone a aussi une place importante dans ce forum. Il peut être précieux dans le cadre de services au grand public. "Nous sommes dans la notion de « drones for good » et de développement durable, explique Grégory Ah-Kiem, chargé de mission Aérotech OI. Demain, le transport de médicaments, de poches de sang, pourra se faire par drone. Il servira aussi à désenclaver des espaces montagneux, aidera à retrouver des personnes disparues".

Physicien, ancien astronaute, spationaute, Jean-Jacques Favier est le parrain de ce premier forum aéronautique de l’Océan Indien. Le 20 Juin 1996, il s’était envolé dans l'espace à bord de la navette Columbia.

Des métiers qui font rêver

"L’aéronautique et le spatial sont des secteurs avec des débouchées importantes. Ce sont surtout des métiers de rêve, remarque Jean-Jacques Favier. Tous les jeunes qui s’y intéressent ne seront pas astronautes, mais ils pourront être ingénieurs ou techniciens dans des programmes".

Jean-Jacques Favier , ancien astronaute, physicien, spationaute

 

Un projet pour la Plaine des Sables

Jean-Jacques Favier est venu à La Réunion avec un projet. "L’idée serait d’avoir en France un site qui nous permette des simulations en conditions extrêmes, les plus proches de celles rencontrées sur la lune ou sur Mars, explique l’astronaute. La Plaine des Sables est exemplaire. C’est le désert, le sol de Mars, donc pourquoi ne pas utiliser cet environnement pour tester les technologies dont on aura besoin pour aller là-haut". Plusieurs sites du genre existent déjà en Europe et aux Etats-Unis.

"Les missions vers la Lune vont reprendre dans trois ou quatre ans, et il va y avoir une occupation permanente de la Lune, comme c’est le cas aujourd’hui pour la Station Spaciale Internationale, poursuit Jean-Jacques Favier. Il faut donc prévoir des infrastructures lourdes et d'autres plus légères. Nous travaillons actuellement sur un habitat gonflable pour développer ce type de simulation".

Le volcan réunionnais pourrait donc devenir un terrain d’entraînement des futures missions sur la Lune et sur Mars.