Affaire des musées régionaux : Didier Robert renvoyé devant le tribunal correctionnel

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Didier Robert interrogé par les gendarmes à la Caserne Vérines en juillet 2020.
Didier Robert interrogé par les gendarmes à la Caserne Vérines en juillet 2020. ©Imaz Press
Dans le cadre de l’enquête sur l’affaire des musées régionaux, le président de la Région, Didier Robert est renvoyé devant le tribunal correctionnel de Saint-Denis. Le procès devrait avoir lieu en novembre prochain.  
 
Le président de la Région Réunion, Didier Robert, est renvoyé devant le tribunal correctionnel de Saint-Denis, dans l’affaire de la SPL (Société Publique Locale) des musées régionaux. Dans le cadre de cette même affaire, Didier Robert avait déjà été entendu par les gendarmes à la caserne Vérines, à Saint-Denis, en juillet dernier.

Depuis 2018, une enquête est ouverte pour détournement de fonds publics et recel de détournement de fonds publics. Les faits supposés concernent un salaire de 6.800 euros nets par mois encaissés par Didier Robert entre 2017 et 2018 en tant que PDG de la SPL Réunion des musées régionaux.
 

Réaction de Didier Robert

Dans un communiqué diffusé, ce mardi 8 septembre, Didier Robert a réagi :
 

Sur la base du dossier auquel je pourrai enfin avoir accès, je démontrerai qu'à la direction générale de la Société Publique Locale des musées Régionaux (RMR) jusqu'en 2018, j'ai toujours travaillé avec sérieux et rigueur pour installer une gestion saine et apaisée des musées régionaux et remettre cette société en ordre de marche.

Didier Robert


"J'aurai à contester les griefs qui me sont aujourd'hui reprochés et à faire la démonstration qu'aucun enrichissement personnel ou abus ne peuvent m'être reprochés, poursuit le président de la Région. J'ai toujours agi dans l'intérêt de la société".
 

Une enquête préliminaire

C'est la chambre régionale des comptes (CRC) qui est à l'origine de la procédure. En août 2018, elle avait rendu un rapport sur la gestion et le fonctionnement de la SPL, dans lequel elle soulignait que la rémunération du PDG s'était faite "sans autorisation du conseil d'administration". La haute juridiction s'étonnait aussi que le PDG ait bénéficié d'un salaire augmenté "de 52% par rapport à (celui) de son prédécesseur", et "concomitamment à la décision de mise en œuvre d'un plan de licenciement économique". Didier Robert avait démissionné de son poste de PDG en décembre 2018, en pleine crise des "gilets jaunes".

La haute juridiction relevait aussi des "procédures de recrutement" jugées "opaques". En septembre 2018, la CRC a porté l'affaire devant le parquet de Saint-Pierre. Une enquête préliminaire a été ouverte en octobre 2018 pour détournement de fonds publics et recel de détournement de fonds publics. Plusieurs personnes, notamment des salariés de la SPL, ont déjà été entendues dans cette affaire.
 
 
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