Au Port, des ateliers de cuisine diététique proposés aux diabétiques

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Des ateliers de cuisine diététique proposés aux diabétiques
©Thierry Chapuis
Le diabète touche 10% de la population réunionnaise. Pour les malades, la gestion de la glycémie peut s’avérer compliquée. Des ateliers diététiques sont proposés à la clinique Oméga du Port. Pour réapprendre à mieux se nourrir.

La rééducation nutritionnelle, c’est apprendre à manger mieux. Une assiette plus équilibrée, c’est important notamment quand on est diabétique. C’est l’objet d’un atelier proposé aux diabétiques à la clinique Oméga du Port.

Eurydice Naminzo, diététicienne, en est l’animatrice. Pour elle, il faut  "arrêter de diaboliser des aliments". L’objet de cet atelier n’est pas de mener un régime restrictif mais de faire en fonction des goûts de chacun. "C’est juste réadapter les bonnes quantités et  refaire un point sur la qualité des aliments," explique la diététicienne.

"Passer de la contrainte au plaisir"

Parmi les participants, Jean est très motivé : "on peut y arriver, la preuve je crois que je commence à avoir un petit peu de résultats". Céline est quant à elle dans l’apprentissage, ou le réapprentissage. "on cuisine mais on ne connaît pas les aliments, ce qu’ils apportent et quel effet ça a sur notre diabète. Donc c’est avoir les bonnes associations d’aliments et passer de la contrainte au plaisir".

En complément, une psychologue anime de son côté un atelier collectif, toujours à destination des diabétiques. Laëtitia Cuchard explique qu’avant toute chose, il faut que le malade du diabète  "accepter cette maladie pour mieux la contrôler et la prendre en charge." Une phase très importante dans le suivi des malades, qui doivent apprendre à gérer leurs émotions "car dès qu’ils sont en état de stress la glycémie monte."

Manque d’activité physique, alimentation irrégulière, abus de fast-food… L’hygiène de vie ne va pas en s’améliorant ce qui entraine de plus en plus de cas de diabète. On dénombre 3% de cas supplémentaire par an. Elle touche notamment un tiers des personnes de plus de 65 ans.