Avec la crise Covid, les écoles supérieures réunionnaises attirent davantage

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En pleine crise Covid, les futurs étudiants doivent penser à leur avenir. Pas évident de se projeter dans un contexte relativement incertain. De plus en plus de jeunes réunionnais préfèrent « jouer la sécurité » et optent pour des formations à La Réunion.

Alors que la phase d’inscription et de formulation des vœux sur Parcoursup a débuté le 20 janvier dernier, les futurs étudiants doivent se projeter dans l’avenir malgré un contexte encore incertain. Les lycéens ont jusqu’au jeudi 11 mars pour formuler leur vœux et jusqu’au 8 avril pour finaliser leur dossier et confirmer leurs vœux.

Avec la crise Covid, les formations locales d’enseignement supérieur attirent davantage. 20% de candidats au concours en plus pour la rentrée 2020. Les étudiants, et leurs parents, cherchent la sécurité dans le contexte actuel.

La Réunion, le choix de la sécurité ?

" Plutôt que de partir faire des études, ils préfèrent peut-être stabiliser 3 années à La Réunion, ce qui traduit la proximité, une certaine sécurité aussi, et puis pourquoi pas au bout des 3 années partir, se spécialiser. "

Philippe Bocquet, directeur de l’Ecole de Gestion et de Commerce

A L’EGC, la journée Portes Ouvertes a attiré ce samedi 23 janvier. Dans le contexte actuel, les modalités de concours d’entrée ont été revues. La candidature se fait sur dossier et par entretien à distance. Le directeur de l’établissement s’attend à davantage de candidature encore pour la rentrée 2021. 60 étudiants seront retenus.

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©Delphine Gérard

Pas de stage à l’étranger

Ce type de formation propose généralement des stages à l’étranger, particulièrement valorisé. Or avec la crise, les stages locaux restent possibles, en revanche ceux à l’étranger sont annulés. Les écoles doivent donc "rebondir", c’est le cas pour l’Ecole de Gestion et de Commerce.

Le stage en question s’effectuera finalement à La Réunion, explique Philippe Bocquet. Le bénéfice de l’expérience professionnelle est préservé, celui de l’expérience internationale est en revanche sacrifié.

Reste à savoir quelles conséquences auront les différents bouleversements dus au contexte saniaire dans le cursus de ces jeunes.

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