L’AWACS, la "tour de contrôle volante" de l’armée de l’air de passage à La Réunion

sécurité
awacs avion militaire armée de l'air tour de controle volante 290820
©Réunion la 1ère
L’AWACS, "tour de contrôle volante" de l’armée de l’air, s’est posée ce samedi à La Réunion. Cela n’était pas arrivé depuis 2008. L’avion militaire contribue à la surveillance de l’espace aérien français, mais participe aussi aux opérations extérieures.
C’est un des piliers des opérations extérieurs des armées, comme celle menées en Syrie. L’AWACS est un avion militaire équipé de stations radar utilisé pour des missions de surveillance, de détection, de contrôle ou encore de recherche et de sauvetage.

L’E-3F AWACS a ainsi permis de retrouver les débris du Rio-Paris disparu en mer en 2009. La France en possède 4 exemplaires.


Une " tour de contrôle volante "

Son apparence peut surprendre. L’AWACS est en effet un Boeinf 707 surmonté d’un volumineux disque noir, en fait un double radar.
 
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©Réunion la 1ère
Cette " tour de contrôle volante " peut ainsi détecter des avions, les navires et les " mobiles " dans un rayon de 200 miles, sur 360°. Il permet aussi de coordonner les activités des appareils amis dans la zone.

Le reportage de Jean-Claude Toihir et Laurent Figon.
©Réunion la 1ère

 

Deuxième passe à La Réunion

C’est la deuxième fois que l’avion militaire se pose à La Réunion.  L’AWACS était déjà venu en 2008. Cette fois, c’est dans le cadre d’un entraînement "longue-distance", qu’il a atterri ce samedi 29 août sur la base aérienne 181.19 militaires participent à cet entraînement, mais l’avion peut accueillir jusqu’à 34 personnes.
 
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Deux pilotes sont ainsi en entraînement et en qualification pour devenir commandant de bord. Cela se fait sur de longues distances, avec une nuitée à l’extérieur pour apprendre à gérer les escales et les procédures en terrain étranger, explique le lieutenant colonel Emilie, commandant de bord.
 
Lieutenant colonel Emilie, commandant de bord
©Géraldine Blandin
 

La Réunion pour cause de pandémie

D’ordinaire l’exercice se fait plutôt à l’Ouest de l’Hexagone, vers a Martinique, la Guyane, les Etats-Unis ou le Canada. Mais avec la pandémie, impossible de se rendre dans ses destinations, contrairement à La Réunion.

L’AWACS repartira demain, dimanche. Après une halte à Djibouti, il rejoindra sa base à Avord, dans le centre de l’Hexagone. Il devrait retourner prochainement en Syrie.


 
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