CHU : une délégation reçue par Ericka Bareigts, la ministre des Outre-mer

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Grève CHU rencontre avec Jean-Paul Virapoullé, maire de Saint-André
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La grève des personnels des CHU ne laisse pas les politiques indifférents. Après le député-maire de Saint-Leu, c’est le maire de Saint-André qui est venu les rencontrer. En fin de matinée, Ericka Bareigts a reçu une délégation à la préfecture.
La grève du CHU de la Réunion ne laisse pas la classe politique locale indifférente. Période électorale ou importance du dossier ? Difficile de savoir les raisons de ces interventions, mais l’intersyndicale se réjouit de l’intérêt suscité.
Après André Thien-Ah-Koon mercredi en fin de journée, Thierry Robert, ce jeudi matin, c’est Jean-Paul Virapoullé qui est venu à la rencontre des grévistes en fin de matinée de ce jeudi 2 mars 2017. Des soutiens importants avant de rencontrer, la ministre des outre-mer en fin de matinée à la préfecture de la Réunion et Didier Robert, président de la région vendredi matin.
 
La guerre des chefs
 
Malgré les promesses et les « solutions » avancées par les dirigeants, les représentants du personnel maintiennent la pression. Pas question de négocier des suppressions de postes pour effacer les dettes dues à une mauvaise gestion et des problèmes de personnes au sommet de la hiérarchie.
Des comptes n’ont pas été transmis en temps et en heure aux autorités concernées avec un seul objectif, discréditer la direction du CHU.
L’intersyndicale qui détient désormais les preuves cette gestion hasardeuse du dossier demande une aide exceptionnelle de l’Etat et l’intervention des autorités compétentes afin de mettre un terme à cette « guerre de pouvoir ».
 
Opération escargot, si
 
L’opération escargot prévue depuis Saint-Denis et Saint-Pierre vers le siège de Saint-Paul a été reportée à demain. Si aucune avancée est enregistrée dans les prochaines heures, les grévistes ont promis de maintenir la pression en se rendant en cortège jusqu’au bureau du directeur du CHU.
Pour rappel, 250 emplois et une centaine de lits devraient être supprimés dans les hôpitaux du CHU de La Réunion pour éponger le déficit mis au jour par l’Inspection Générale des Affaires Sanitaires (IGAS) dans les comptes. Il est question de plus de 24 millions d’euros, sans oublier les sommes liées aux salaires indexés qui ont été versés, mais pas comptabilisés dans le budget prévisionnel…

En images avec Steve-Henry Peeters et Florence Bouchou.
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