Comores : 24 migrants africains interceptés sur une barque

faits divers
24 migrants africains interpellés le 29 décembre 2021 au large d'Anjouan
©Capture d'écran Le Journal de Mayotte (source : Gendarmerie comorienne)
Les garde-côtes comoriens ne chôment pas. Ils ont appréhendé, ce mercredi 29 décembre 2021, 24 migrants. Ces hommes et femmes originaires du Burundi, de Tanzanie et du Congo tentaient de rallier Anjouan.

On a parfois du mal à prendre conscience de la misère qui règne dans les pays voisins. Mercredi, les garde-côtes des Comores ont appréhendé une barque à l’Ouest d’Anjouan. À bord, 24 hommes et femmes, de différents pays d’Afrique, qui tentaient de rejoindre l’archipel, au péril de leur vie.

Si cette première étape se déroulait sans accroc, les migrants avaient l’objectif de se payer un passage en kwassa kwassa, destination Mayotte (NDLR : département français au cœur de l’océan Indien) avant, peut-être, de s’envoler vers l’Europe. Placés en rétention, ces Burundais, Tanzaniens et Congolais attendent la décision judiciaire comorienne.

La route de tous les trafics

 

Malgré des moyens limités, les garde-côtes des Comores tentent de lutter avec l’aide de la marine française, contre les trafics de drogue, la contrebande, la piraterie et l’immigration clandestine. Au début du mois, les patrouilleurs avaient arrêté une embarcation en provenance de la Grande île, transportant 21 Malgaches, précise harabizacomores.com.

En septembre 2021, 50 personnes (hommes, femmes et enfants) étaient interpellés. Ils étaient installés à Bambao-Mtsanga à Anjouan. L’enquête avait permis d’établir que six Comoriens étaient impliqués dans ce trafic d’humains, écrivait lejournaldemayotte.yt.

Ce sont deux des nombreux dossiers de migrants qui sont entre les mains des autorités comoriennes. Un paradoxe quand on sait combien d’Anjouanais tentent tous les ans de franchir le bras de mer de 30 km qui sépare l’île des Comores, de sa sœur française, Mayotte, rappelle RFI.
Ces hommes et femmes dépensent toutes leurs économies, quittent leur pays et leur famille en espérant trouver un minimum d’argent à envoyer au pays pour que leurs proches survivent. Des voyages qui peuvent tourner au drame. Au bout du chemin, il n'y a pas d'Eldorado, ils le savent. En revanche, ils peuvent perdre la vie.