Comores : les voleurs expédiaient les voitures vers l'archipel

faits divers
Illustration Mouse-Jacking France Comores
©francetvinfo

Un trafic de voitures volées, destinées aux Comores, a été démantelé au début du mois en banlieue parisienne. Deux des membres de cette équipe sont originaires de l'archipel. Six suspects ont été interpellés, trois sont en détention provisoire. 

 

Le butin saisi par les gendarmes de la Section de Recherche de Versailles est estimé à 120 000 €. Ce chiffre correspond au montant global des voitures retrouvées, lors du coup de filet qui s'est déroulé dans la nuit du 31 mai au 1er juin 2021, à Pontoise dans le Val d'Oise. 

Fin mai, les gendarmes d'Île-de-France enregistrent plusieurs plaintes de vols de voitures. A chaque fois, il est question de peugeot 3008 ou de DS7 Crossback. Grace au tracker installé sur l'une des voitures disparues, les enquêteurs arrivent dans une zone artisanale de Pontoise. Pendant plusieurs jours et nuits, les militaires observent les allées et venues autour de la voiture et finalement de plusieurs véhicules. 

Les malfrats sont méfiants et organisés. Toutes les nuits, ils déplacent leur butin pour éviter qu'elles ne deviennent de voitures ventouses et éveillent les soupçons, écrit Le Parisien.

La technique du "mouse-jacking"

 

Les gendarmes de la SR de Versailles ont décidé d'intervenir quand un camion venant d'Italie s'est présenté dans la zone industrielle de Pontoise le lundi 31 mai en fin de journée. Il est urgent d'agir ! Avec l'aide de la BAC de nuit de Pontoise, du Peloton de surveillance et d’intervention de gendarmerie nationale (PSIG), ils ont appréhendé 6 hommes. Ils ont été mis en examen au tribunal de Pontoise où ils seront jugés prochainement en correctionnelle. Trois d'entre eux, déjà connus des forces de l'ordre, ont été placés en détention provisoire. 

Les auditions ont permis d'établir que les SUV étaient destinés aux Comores. Le conteneur était attendu au Havre, direction Moroni. Deux des six voleurs sont originaires de l'archipel.

Cette affaire a mis en évidence une faille dans la sécurité des modèles de voitures dérobées. Pour les subtiliser, ils utilisaient un dispositif de reprogrammation des clés électroniques en le branchant directement sur la prise de diagnostic. Une méthode appelée : "mouse-jacking".